D'ailleurs la réponse est toujours la même : "Je ne me place pas dans cette situation", "Nous verrons quand nous serons au 2nd tour", "Comment voulez-vous que je défende ma candidature au 1er tour si je ne m'imagine pas au 2nd tour ?". On pourrait prendre çà pour de la langue de bois mais force est de reconnaître que c'est frappé au coin du bon sens.

L'autre aspect de la question est un présupposé que j'ai toujours trouvé étonnant : les candidats disposeraient d'un super-pouvoir permettant de guider la main de leurs électeurs au 2nd tour. Comme s'ils n'étaient pas assez grands pour choisir eux-mêmes. Comme s'ils ne l'avaient pas été au 1er tour. Quel mépris pour les électeurs !

Donc messieurs les journalistes, s'il-vous-plait, vous qui vous plaignez du manque de questions de fond et du manque de temps pour les poser, passez celle-là, elle sert à rien.