Parmi les caractéristiques qui pourraient aider à mieux comprendre l'origine des témoignages d'ovnis en tant que "phénomène" se trouvent probablement les vagues d'observations que l'on répertorie depuis la 1ère, en 1947. Ou depuis 1896, diront certains, ou depuis 1909, ou depuis... bref, depuis qu'on en répertorie. D'importance toute particulière serait notamment de déterminer si ces vagues sont des concentrations de cas d'OVNIs ou d'OVIs. Ou les 2 : si elles augmentaient en ces occasions en proportions égales, cela donnerait (enfin) un argument au réductionnisme rationaliste.

C'est donc tout naturellement que, comme nombre d'autres ufologues, des membres du CISU se sont intéressés à ce sujet. Face aux échecs relatifs de prédiction de ces vagues ou de leur analyse à la recherche de la nature d'un "phénomène" sous-jacent, ils ont visé un objectif plus modeste et pragmatique : identifier une vague au moment où elle se produit. La tâche se révèle en effet plus difficile qu'il n'y paraît, lorsque l'on réalise que les vagues sont généralement identifiées à postériori, lorsque la plupart des témoignages ont été collectés. Or ceux-ci - et c'est une information en soi - ne sont pas uniformément répartis dans l'année : ils varient régulièrement, selon les mois de l'année (on en trouve beaucoup plus en été et moins au printemps par exemple). Il conviendrait donc, lorsque l'on analyse un flux de témoignages en temps réel, sans recul, de pondérer le seuil de vague. Reste à savoir si ces conclusions, sur la base des données italiennes, peuvent être extrapolées à l'échelle mondiale.

A noter au passage, à propos de vague, une mise à jour des cas de celle de 1957, grâce aux données du NICAP.

Enfin l'ajout dans les biographies de 2 compères de la scène ufologiques des années 1950s, le contesté August Roberts et Dominick Lucchesi, tous 2 aux premières loges de la "démission" ufologique de Albert K. Bender, sous prétendue pression de MIB.