Science Fiction et Soucoupes Volantes
Par Javarome le lundi 10 novembre 2008, 00:27 - Ufologie - Lien permanent
Il existe peu de livres "phares" en ufologie dont on puisse dire qu'ils ont réellement fait avancer la réflexion sur les ovnis. Science Fiction et Soucoupes Volantes, de Bertrand Méheust, est pour moi de ceux-là. Je me souviens en avoir eu l'image a priori d'un livre "sceptique", réduisant la question à des témoignages générés par la culture... puis de l'avoir lu - en fait dévoré - avec la satisfaction de découvrir un point de vue réellement nouveau, non réductionniste, et vertigineux. Face aux multiples contradictions, incohérences, une hypothèse plus large se dégageait, presque malgré l'auteur. Parce qu'elle élargissait la question, elle semblait épaissir le mystère, et presque obliger les ufologues à partager leur sujet avec les parasychologues. Mais était moins d'apporter des réponses que de poser des questions, mettre le doigt sur des difficultés trop longtemps éludées.
Tout commence en 1974 quand Méheust remarque ce lien troublant entre science-fiction et soucoupes volantes : des récits du début du 20ème siècle, antérieurs même, contiennent presque trait-pour-trait des descriptions d'observations ou d'enlèvements tels qu'on les relatera des dizaines d'années plus tard après-guerre, avec les débuts de l'ère "moderne" des ovnis. Il ne s'agit pas de simples similarités ou coïncidences, mais d'une précédence réellement troublante. Il faut le lire pour le croire. On trouve même des récits qui, sans savoir qu'ils sont issus de la science-fiction, pourraient sans difficulté être pris pour des récits d'observations d'ovnis. Pourtant, sans céder à la réduction facile, Méheust n'en conclut pas "par défaut" à l'hypothèse d'une influence culturelle sur les témoignages, puisque la matérialité de certaines observations semble démontrée. C'est là sa 1ère honnêteté, au prix de ne pouvoir conclure. Sans l'affirmer complètement, Méheust ébauche alors l'hypothèse d'un phénomène réel mais encore mystérieux et incompris : une réalité "mythico-physique" ou le réel pourrait être produit, ou du moins affecté, par une sorte d'inconscient collectif tel que celui décrit par Jung.
30 and plus tard, je croisais Bertrand Méheust aux rencontres ufologiques de Châlon-en-Champagne. Fort de mon bon souvenir de Science Fiction et Soucoupes Volantes, je tenais à lui faire savoir combien j'avais apprécié ce travail, alors que je le voyais injustement seul sur une petite table, prêt à dédicacer 100 mots pour comprendre la voyance (un titre qui n'était peut-être pas, il est vrai, le meilleur à présenter à un congrès d'ufologie). Il me répondit alors qu'effectivement, il pensait à le rééditer, sous une forme ou une autre, peut-être actualisée. Je n'imaginais pas alors tout l'intérêt qu'il allait pouvoir donner à une telle réédition.
Et c'est 2 ans plus tard que l'œuvre reparaît. Enrichie d'une préface de 60 pages, d'une honnêteté toujours aussi rare... et nouvelle : le temps a passé, et Méheust a découvert les folkloristes et leur méthode, qui permet de jauger l'influence culturelle. Il a réalisé combien, quelle que soit l'hypothèse défendue, il est aberrant de vouloir la poser comme explication unique de phénomènes non-identifiés, et donc potentiellement multiples. Un cas correspondait à son hypothèse ? Il en faisait une généralité, oubliant qu'à défaut d'une caractérisation d'une classe de phénomènes à caractéristiques communes, une hypothèse n'est applicable qu'au cas par cas. De fait, on attend, encore aujourd'hui, les caractéristiques communes aux cas inexpliqués.
Dans son jugement révisé, il apparaît plus simple (et donc plus probable) à Méheust que la population de non-identifiés "naturels" produise des ovnis en "s'accrochant" au culturel, en entrant en résonance avec. Dans un dernier effort d'objectivité et de ne pas renouveler son erreur du passé, il admet toutefois être incapable de le prouver. Mais ajoute que si les ovnis ne résultaient pas d'un tel mécanisme, s'ils relevaient d'un phénomène réellement différent, la coïncidence, objective, entre leur casuistique et science-fiction, serait double. Une sorte de "scandale conceptuel, d'absurdité supplémentaire" comme il aime à le dire.
Force est de constater que la réédition de cet ouvrage est tout aussi savoureuse que la première, même si le goût s'avère différent. Inchangé dans son contenu, il est augmenté d'une meilleure iconographie, d'un "cahier critique" (les réactions à l'ancienne édition) et surtout de cette épaisse préface "30 ans après", qui vaut le livre à elle seule. Ou plutôt le complète, et le reconsidère avec un recul plus qu'intéressant. Méheust est sans doute le chercheur le plus honnête que j'ai pu lire en ufologie, même s'il n'est pas le seul à avoir eu le courage de remettre en cause ses travaux précédents (Thierry Pinvidic ne conseillerait pas aujourd'hui Le Noeud Gordien, pas plus que Jacques Scornaux A la recherches des ovnis). Les remises en cause qu'il s'inflige ne résultent que de connaissances supplémentaires qu'il acquiert, et d'un recul sur son propre travail. On aurait aimé savoir comment un tel regard neuf s'appliquait à ses autres travaux, tels celui sur la vague belge.

Commentaires
Bonjour Jérôme
Le sujet du rapport entre SF et SV a été abordé sur le blog de Mike ici.
J'ai lu (et relu) l'ouvrage de Méheust en EO.
Je suis pourtant toujours d'avis, comme Aimé Michel l'a fort justement fait remarquer (j'ai pu avoir récemment la surprise de le lire dans une des lettres d'Aimé Michel à Méheust dans le livre -excellent- L'Apocalypse Molle) que la SF est un genre où l'imagination est débridée et multipliée par le nombre des auteurs (même aux tout débuts).
Donc la possibilité de coïncidences est sans doute trop minorée par Méheust à mon goût.
J'ajouterais -iconoclaste- que dès les débuts du livre une erreur majeure sert à argumenter un rapprochement SF-SV. Et ce n'est pas très rassurant pour le reste des sources évoqués dans l'ouvrage...
Autre chose sur le sujet. J'ai lu que Méheust prétendait utiliser la SF comme "matériel discriminant" vis à vis des témoins.
En gros plus un témoin citerait des références issues de la SF pour décrire son "aventure" et moins son témoignage serait crédible.
C'est pour moi une curieuse idée.
Qu'un témoin "puise" dans un contexte socioculturel qui lui est propre et familier, pour décrire un phénomène étrange ne me semble que normal.
Quant à une liaison phénomènes paranormaux-ovni elle est d'une évidence flagrante à l'examen de plusieurs "affaires" classiques (Valensole, Cas du docteur X)
Bonjour "Odin",
La science-fiction est sans conteste un genre où l'imagination joue un rôle crucial, "débridée et multipliée par le nombre des auteurs" depuis ses débuts... mais le fait est là : les récits se ressemblent, au point qu'on a du mal parfois à distinguer quel est le "vrai" (cas d'ovni) du "faux" (fiction). Méheust ne cite pas qu'un seul exemple mais des dizaines et des dizaines, et beaucoup moins dans son livre qu'il n'en a réellement trouvé dans ses recherches. Il ne s'agirait donc pas de quelques coïncidences mais des séries et des séries de coïncidences. Il est bien sûr difficile pour chacun de déterminer objectivement la proportion de "coïncidence", de combien de celles-ci il faut pour renoncer à l'idée du hasard. Chaque lecteur pourra se faire son idée ; moi j'ai été convaincu, mais pas seulement par ma propre évaluation de ce qui est une coïncidence et ce qui ne l'est plus. Car Méheust ne s'arrête pas là. Comme tu as lu (et relu, si j'ai bien compris) Science-Fiction & Soucoupes Volantes, tu as dû voir comment il réfute cet argument du "triomphe de la fiction" (p. 257 de la nouvelle édition, ou p. 227 de l'ancienne) : si celle-ci était capable, par la variété de ses auteurs et de ses idées, de prédire par "coïncidence" le réel (dont celui des observations d'ovnis), elle aurait dû prédire aussi involontairement nombre d'autres choses, comme des développements technologiques, explorations et événements marquants. Or il semble que ce soit plutôt l'inverse (à l'exception de Jules Verne qui décrivait en fait des "embryons" d'inventions imminentes de son temps) : les auteurs imaginaient la conquête de l'espace à bord de véhicules à voile, ils n'avaient pas du tout envisagé la conquête de la lune comme elle s'est passée, etc. L'hypothèse d'une incroyable coïncidence voudrait donc que la science-fiction décrive toujours "par hasard" et très bien de futurs cas d'ovnis, mais très mal tout le reste (innovations aérospatiales, etc.).
L'"erreur majeure" que tu invoques est la citation par Méheust d'une autre de ces "coïncidences" entre un cas que tu considères être un canular (non prouvé, même si chacun peut avoir ses fortes suspicions) et un de ces récits de science-fiction. Quitte a prendre des cas "suspects" tu aurais pu en prendre d'autres encore, comme celui du "docteur X" que Méheust cite comme toi (sauf que pour toi si je comprends bien c'est un cas de poids pour l'hypothèse paranormale ; tu vois que le diagnostic "canular" peut être très différent selon les personnes et les cas). A l'extrême, on peut en fait prendre tout cas inexpliqué que l'on considère comme plus ou moins explicable, plus ou moins suspect selon ses propres critères (des rationalistes les prendraient tous, des "tenants" en prendraient peu). C'est assez subjectif, mais peu importe à la vérité, car je pense que là n'est pas la question. Méheust ne prétend pas (et ne pourrait pas !) appuyer son analyse sur une population de cas relevant indiscutablement d'un phénomène nouveau. Ce sont des phénomènes inexpliqués, mais peut-être explicables. Le site de Patrick Gross que tu indiques comme source de la révélation du canular (et qui indique en fait plus une très forte présomption) a lui aussi fait à tort des interprétations mystérieuses de cas finalement expliqués. RR0 a lui aussi présenté des cas comme inexpliqués, avant d'en découvrir l'explication. Nul n'est infaillible comme tu le sais bien et on pourrait dire qu'un arbre ne doit pas cacher la forêt mais, encore une fois, là n'est même pas la question. La question est de savoir s'il y a un lien, non pas entre la science-fiction et de "vrais ovnis" (relevant d'un phénomène nouveau), mais s'il y a un lien entre science-fiction et les récits d'ovnis ("authentiques" ou non, par définition on ne peut pas le savoir puisqu'on a pas d'explication). Car ce ne sont pas les ovnis eux-mêmes qui sont influencés par notre culture, mais bien les récits qu'on en fait ; les récits d'observations authentiques, mais aussi les récits de canulars, dont je ne vois pas pourquoi ils échapperaient à la règle.
Concernant l'aspect "discriminant" d'une ressemblance entre science-fiction et témoignage d'ovni, je pense comprendre ce que tu veux dire : comme tu reconnais qu'il est normal qu'une personne utilise ses propres biais culturels (dont la science-fiction), tu te dis que ces déformations seront toujours là, même en face d'un phénomène nouveau, et qu'il n'est pas raisonnable de disqualifier les histoires conformes à la science-fiction pour cette raison. On ne peut bien sûr qu'être d'accord, et si Méheust dit que les inexpliqués naturels "s'accrochent" au culturel pour produire des ovnis, il dit bien aussi qu'un éventuel phénomène "X" aurait aussi pu se cristalliser avec le culturel. Il établit donc bien la possibilité ce lien dans tous les cas, ce qui semble contredire l'idée d'une "discrimination". Je dois avouer ne pas comprendre cet aspect pour l'instant, et en être réduit à des hypothèses. Peut-être veut-il simplement dire que si on trouve un cas d'ovni qui ne cadre pas du tout au schéma de la science-fiction, alors il faudra s'y intéresser plus qu'aux autres (mais sans exclure pour autant que de vrais phénomènes puissent aussi être "teintés" de science-fiction, plus difficiles alors à reconnaître... mais il ne s'agirait alors pas de discrimination "exclusive" - si c'est l'un, c'est pas l'autre). Peut-être veut-il plutôt parler d'un indice supplémentaire à considérer pour jauger les cas, mais alors assez flou et subjectif. Dans ce cas je ne parlerai pas non plus de discrimination. Je suppose donc que je ne comprends pas et qu'il faut lui écrire pour lever ce doute.
Je note que tu trouves "flagrant" le lien entre phénomènes paranormaux et ovnis. Je ne sais si tu parle d'un lien avec des phénomènes psi ou des hypothèses paranormales en général. Cà ne fait pourtant pas non plus l'affaire d'un consensus. Tu cites 2 cas à l'appui Mais n'hésite pas à rassembler plus de cas pour etayer cette hypothèse au-delà d'une coïncidence
Bonjour Jérôme,
Bonjour Odin57,
Il me semble qu'en effet Bertrand Méheust n'est pas si radical que cela en matière de discrimination ...
Si vous souhaitez savoir exactement ce qu'il en dit, je vous propose d'écouter cette interview
http://psiland.free.fr/sud_radio/20...
"La science fiction nous a fourni le moyen de créer le portrait robot de l’ovni tel qu’il apparaît dans notre environnement. Lorsqu’un homme d’aujourd’hui se représente un ovni, une soucoupe volante, il passe sans le savoir par toute cette gestation imaginaire ». Bertrand Méheust considère que la science fiction « habille» des phénomènes triviaux psychiques et projectifs, mais aussi qu’on peut l’employer comme un outil pour analyser le phénomène.
En relevant dans les témoignages la ressemblance à la science-fiction.... La SF serait pour lui le discriminant qui permet de déterminer la composante humaine du témoignage. Elle permettrait de discriminer l’apport, l’intérêt du témoignage par rapport à l'étude du phénomène Ovni. Si un témoignage est trop proche de la science fiction, et des poncifs largement connnus dans le monde de la science – fiction, il faut « y aller à taton », inversement si quelqu’un arrive et relate quelque chose qui n’a rien à voir avec les grands poncifs de la science fiction, il faut « y aller »…
« Plus c’est fantastique et moins c’est fantastique. Mais inversement, moins c’est fantastique et plus c’est fantastique ». Il utilise la SF comme sorte de « compteur Geiger » mythologique. Les témoignages à forte teneur mythologique, comme l’affaire de Roswell, ceux des contactés, et peut être des abductés américains, n’ayant probablement rien à voir avec le phénomène ovni proprement dit. Il propose de concentrer plutôt ses efforts sur les « choses » qui se posent au sol … les cas de traces sont rares dans la science – fiction, dans les témoignages comme ceux de Trans en Provence.
Bonjour à tous
Jerôme :
1/ Ce que j'ai constaté à propos de l'histoire du docteur X (enquêté par Aimé Michel) est à mille lieues de l'affaire de ce mexicain. J'avoue ne pas trop comprendre comment opposer ces deux affaires ?? Il faudrait une bonne dose de mauvaise foi pour continuer à avaler une pareille couleuvre après l'étalage de documents évoqués par P. Gross sur cette histoire. Je constate donc simplement que B. Méheust n'a pas été assez prudent dans l'utilisation de ses sources. Et comparer des fables (canulars) à d'autres (récits de SF) ne me parait pas trop sérieux.
2/ Ce que je voulais plus simplement dire, à propos de l'élément discriminant SF qui peut apparaitre dans certains témoignages c'est que des descriptions de forme, comportements, couleurs seront rapportées conformément au bain culturel du témoin (et de son époque).
Exemple : Lors de la vague des "airships" les témoins évoquaient des formes de sortes de dirigeables.
Ok : mais est-ce à dire qu'ils mentaient sur toute la ligne ou plus simplement qu'ils "enjolivaient" certains détails de manière à se conformer à "l'air du temps" (ce fameux Zeitgeist)??
De la même manière, aujourd'hui, une forme aperçue par un témoin et qui serait assez similaire à un vaisseau spatial issu d'un film de SF(ou d'une série TV) bien connu serait-elle rapportée en termes rigoureusement techniques ? Ou plus simplement par référence à une image bien plus familière issue des médias omniprésents ?
3/ il ne s'agit nullement de présenter (ou pire de "défendre") une "énième" hypothèse au sujet des relations paranormal - Ovni mais de simplement constater certaines accointances :
- réactions animales (souvent de crainte voir terreur)
- aspect souvent "burlesques" des cas de RR3 (farces et mensonges)
- apparitions "d'entités" souvent immatérielles (qui disparaissent ou apparaissent sur place)proches des apparitions mariales.
Bref: Je pourrais fouiner dans ma bibliothèque pour remonter, un par un, tous ces cas évoquant de pareils rapprochement que cela ne fera toujours pas œuvre de preuve formelle. Non ?
Mais je te sais assez renseigné sur le sujet pour comprendre de quoi je veux parler.
C'est le côté "obscur" de l'ufologie (tabou ?)que les tenants radicaux de l'HET ne veulent surtout pas trop évoquer.
Moi rien ne me choque trop sur ce sujet...
Vivianite : si je souscris sans ambages à votre dernier paragraphe (et comment ne pas y adhérer !) je suis toujours aussi dubitatif sur l'avant dernier, pour les raisons (contenu et bain socioculturel) déjà évoquées sur le blog de Mike.
Un grand merci pour le lien audio que je télécharge illico pour écouter peinard ce soir...
Salut Odin,
1) J'ai déjà répondu à l'argument du canular-hors-d'étude (voir ma réponse précédente). Non seulement il est impossible de démontrer que l'échantillon de cas sur laquelle tu fondes une théorie (influence SF, HET, HPN ou autre) ne contient pas de canulars, mais surtout il est évident que l'influence culturelle qui est examinée ne peut avoir d'influence que sur les récits, pas les stimuli eux-mêmes. Et j'aimerai que tu m'expliques pourquoi cette influence ne toucherai pas les récits de canulars.
2) J'ai bien compris. Comme je t'ai dit je pense aussi que cette influence culturelle est "normale", quel que soit le phénomène observé ("nous ne connaissons rien que par comparaison" disait Buffon). Maintenant on peut se poser la question, au-delà de la similitude d'apparences (objets, effets, etc.), de la ressemblances des scénarios. Il me semble plus difficile que l'observation d'un témoin coïncide par hasard au déroulement d'une histoire de SF. Cependant Méheust en donne moult exemples.
3) Pour reprendre ton argument et illustrer comme en 1) qu'il ne tient pas selon moi, qu'est-ce qui te prouve que ta sélection de cas ne contient pas des canulars non encore avérés ? Ou qu'elle ne contient pas des méprises ? Qu'est-ce qui te permet de croire ces récits au pied de la lettre ? Comme tu le sais un certain nombre de canulars ou méprises n'ont été révélés que bien plus tard. Ca ne t'empêche pas d'échafauder une théorie sur leur base (ce qui à mon avis est une erreur en ufologie en général, i.e. de chercher une explication unique à tous les non-identifiés).
P.S.: Le cas du docteur n'a pas été enquêté que par Aimé Michel. Même si je ne partage par tous les points de vue de Eric Maillot, la lecture de son enquête sur cette affaire est instructive (même s'il est dommage qu'elle soit à la limite de violer le secret médical).
Bonsoir,
Le désormais très classique cas du docteur X, outre le trio Michel/Vallée/Casgha, a également fait l'objet d'une, semble t'il, très longue enquête d'un ufologue hélas anonyme dont les affirmations ne cessent de questionner mon attachement à la thèse Vallée.
C'est ici.
Bonsoir Zénon,
Il s'agit de l'enquête d'Eric Maillot dont je parle ci-avant.
Bonjour Jérôme,
Oui, cela ne m'avait pas échappé ! L'intérêt de cette enquête ( je veux parler de celle menée par cet enquêteur anonyme ) c'est qu'il s'agit d'une enquête menée par un " tenant ". Et ce " tenant " conclut à la mystification.
Et l'influence de la sf sur la perception, et le souvenir du témoin on en fait quoi ?