Le cas de Socorro reste inexpliqué aujourd'hui. De nombreuses explications ont été proposées, de l'appareil secret à décollage vertical au vol d'hélicoptère, en passant par le test d'un prototype spatial envoyé depuis une base des environs ce jour-là. Il y a quelques temps, un article est cependant passé relativement inaperçu en France, faisant le point sur l'affaire (présentant des témoignages, corroborants ou non, l'historique des enquêtes et des différentes théories) mais apportant aussi des éléments nouveaux sur l'hypothèse d'un ballon expérimental. Une brève interview du témoin aussi, capitale, car revenant sur sa déclaration d'avoir vu des personnages !

Cette affaire fut notamment étudiée par J. Allen Hynek, figure de l'ufologie, qui 3 ans plus tard adoptera une attitude véritablement plus ouverte au sujet des ovnis. En 1967, participant à la 13ème Assemblée Générale de l'Union Astronomique Internationale, il sera frappé du double langage des soviétiques face à la question des "soucoupes volantes", finalement pas très éloigné de celui qu'il pouvait reprocher à son propre pays : d'un côté le phénomène est nié et raillé, mais de l'autre Felix Ziegel commence à appeler de ses voeux une étude multipartite. Hynek s'inquiète d'une avancée secrète des russes sur le sujet, comme il le confessera dans cet article pour Playboy.

Egalement une précision sur le terme "météore", qu'on interprète parfois à tort, notamment dans l'étude de cas anciens. Alors que son acception moderne se limite à l'entrée de corps célestes se consumant dans notre atmosphère (les "bolides" et manifestations d'"étoiles filantes"), il convient de ne pas se limiter à cette interprétation avant le 19ème siècle. Les météores désignaient alors nombre de phénomènes lumineux, qu'ils soient liés à la foudre, des aurores boréales (souvent à l'origine des témoignages d'"armées dans le ciel"), des bolides, des parhélies, feux follets et autres phénomènes observés "dans les airs".