Aujourd'hui Sarkozy semble penser qu'on peut faire quelque chose, finalement. Ou du moins qu'il faut montrer qu'il s'en préoccupe, ayant promis d'être "le président du pouvoir d'achat". On serait en droit d'espérer que, n'ayant pas plus dédaigné être président de l'emploi, il déclenche avec le même archarnement autant d'"opérations coup de poing", porte autant "le fer là où ça fait mal" pour protéger les salariés d'entreprises engagées dans une course éfreinée à toujours plus de profit, envoyant avec autant d'acharnement autant d'inspecteurs du travail qu'il n'expédie la DGCCRF chez les distributeurs et centrales d'achat aujourd'hui.

...Mais à quoi bon ? Car un inspecteur du travail n'a évidemment pas plus de pouvoir pour obliger une entreprise à ne pas licencier qu'un fonctionnaire de la DGCCRF n'en a pour remettre en cause la liberté des prix. Car les dirigeants de ces entreprises expliqueront combien la concurrence les oblige à réduire toujours plus leurs coûts, et investir, au profit de ces consommateurs qui ont de moins en moins les moyens d'acheter. Où cela s'arrêtera-t-il ?

Oui, à quoi bon donc (si ce n'est pour un n-ième battage médiatique) poser un pansement sur une jambe de bois ? Car c'est évidemment le système tout entier qui révèle ses perversités : celui de la spéculation financière. Il est loin le temps où l'on théorisait la répartition des bénéfices à 1/3 chacun, entre actionnaires, patrons et employés !

Il y a bien un lien entre prix du jambon et prix du porc, M. Sakozy. Comme il devrait y avoir un lien entre bénéfices et maintien des emplois qui ont permit de les réaliser. Travailler plus, pour gagner plus ou faire gagner plus ?