WoJP
Par Javarome le dimanche 2 mars 2008, 12:21 - Médias - Lien permanent
Je me souviens d'une mission que j'étais parti faire chez une grande compagnie d'assurance. Le mec vient m'accueillir à la réception et m'accompagne à la machine à café, histoire de faire connaissance. Au bout de quelques phrases, arrive la question dont je sens qu'elle le démangeait depuis le début : "T'es adepte de WoW toi aussi ?" Huh ? "Wow" ? Kesako ? Sur son visage, une expression avenante laissa place à un désintérêt consterné. "World of Warcraft" dit-il. "Bon, on y va ? Y'a du boulot..."
Effectivement, c'est un monde. Que je ne qualifierai pas de "à part" — tant je trouve stupide cette séparation entre ce qui est convenu d'appeler "vraie vie" et ce qu'elle a elle-même engendré sous forme de "mondes virtuels" addictifs — et que je ne commenterai pas non plus outre mesure, puisque je ne le connais pas. Je ne joue pas.
Toujours est-il que ce remplaçant des anciens "jeux de rôles" (RPG) constitue bien un phénomène réel, mondial (touchant aujourd'hui plus de 10 millions de joueurs actifs) et qui dure (depuis 1994). Il a développé ses codes, son langage, une créativité et même un humour. Un exemple en est la récente initiative de 2 jeunes acteurs/cinéastes, à qui WoW a inspiré une mini-série (un "programme court" comme on dit) sur cet être singulier que chacun de nous peut devenir en jouant à un MMORPG.
Sorte de "Un gars / une fille NoLife", World of Jean-Pierre dépeint ce qui se passe, non pas sur l'écran, mais derrière. Au-delà d'un recul sans doute nécessaire, agréable et même informatif sur les nouveaux modes de relations impliqués par ces passions, il s'agit avant tout d'en rire. Des dialogues surréalistes, de l'éloignement des réalités, et autres plans drague foireux.
Vous reconnaîtrez dans ses épisodes pilotes Caroline Pascal, l'excellente "Demetra" de Kaamelott, le non moins excellent Philippe Nahon ("Goustan le cruel" dans Kaamelott et qui joue maintenant l'inquiétant Charles Subra dans MR 73 à venir) et un petit jeune qui débute, un certain Jean-Pierre Beau. Comment ça je le connais ?
