One small step for a man... two steps back for ufology
Par Javarome le samedi 2 août 2008, 14:24 - Ufologie - Lien permanent
Vous aurez eu du mal à y échapper, Edgar Mitchell, astronaute de la mission Apollo 14 a déclaré en fin du mois dernier "savoir" que certains ovnis sont bels et bien des vaisseaux extraterrestres, que nous sommes visités par eux depuis plus de 60 ans, et bien sûr que les gouvernements le cachent depuis tout ce temps. Ou du moins essaient, puisque que d'autres l'ont clamé avec lui depuis presque autant de temps, à commencer par feu le major Donald Keyhoe dès 1950. La prétention n'est donc pas nouvelle, ni même celle de Mitchell lui-même, qui a un goût de déjà-vu : il y a 10 ans de cela, il disait très exactement la même chose. Mais le Web en était encore à ses débuts et les nouvelles ne fusaient pas comme autant de traînées de poudre. L'ufologie, comme l'ufomanie, n'avaient pas encore été autant démocratisées par lui. Alors ces déclarations retentissantes, dans quelle catégorie les ranger ? Aident-elles vraiment à crédibiliser le sujet ?
Le principe serait simple : vous prenez quelqu'un (vous-même, pourquoi pas), quelqu'un de gradé, ou bardé de diplômes, de titres honorifiques, tout ce que vous voulez du moment que ça en impose au péquin moyen, et vous diffusez ses propos traitant le plus sérieusement du monde quelque chose dont, la minute d'avant, il convenait de rire à gorge déployée. Et voilà ; comme par magie, le propos serait devenu sérieux, crédible. C'est ce qu'on appelle l'argument d'autorité, une recette vieille comme le monde, particulièrement en vogue depuis 60 ans justement, à cette époque où, comme dirait Pierre Lagrange ou son mentor Bruno Latour, le "grand partage" (au sens de scission) était particulièrement de rigueur entre "ceux qui savent" (les scientifiques, les militaires, les gens d'autorité quoi) et ceux qui ne savent pas (ne sachant pas non plus voir, témoigner, comprendre des les phénomènes qu'ils voient, comme s'ils étaient systématiquement affectés de déficiences psychologiques ou quasi-génétiques dont les premiers seraient immunisés). La sortie d'un de ces privilégiés du savoir, du bon côté de la barrière sociale, pour rejoindre à travers sa "révélation" le camp de monsieur-tout-le-monde (qui bien sûr n'est qu'à moitié étonné car il se doutait bien que "ceux qui savent" ne lui disaient pas tout) est alors toujours bien accueillie.
Enfin, bien accueillie... sauf par ceux de son ancien "camp du savoir" évidemment, pour qui le personnage, malgré ses galons, malgré ses diplômes qui garantissaient son sérieux le jour d'avant, a tout d'un coup perdu toute crédibilité. Une démonstration de l'aspect fallacieux de l'argument d'autorité par ceux-là mêmes qui le défendent encore, s'il en était besoin.
Car les temps changent heureusement, et la frontière se fait de plus en plus ténue, entre les catégories "savantes" et les autres. Tout le monde devient un peu savant, aidé par le temps gagné sur le travail (quoique remis en cause) et surtout encore une fois par l'amélioration de la communication grâce au Web. Aujourd'hui médecins, pharmaciens, entrepreneurs, magasins de bricolages, antiquaires, sites touristiques, gastronomiques, culturels et bien sûr ufologiques accueillent des "clients" déjà bien informés, sachant très bien ce qu'ils veulent et ne nécessitant presque plus de formation... à condition que l'auto-formation par le virtuel ne débouche pas sur une nouveau "grand partage" entre ces nouveaux "savants virtuels" imposant un savoir issu exclusivement des écrans (comme ces astronomes qui ne regardent plus le ciel à l'oeil nu, contrairement aux témoins), et ceux ayant l'expérience du terrain. Les deux restent, bien sûr, nécessaires.
Toujours est-il que le fait est là. Aidés par les réductions de budgets des "savants" officiels d'hier dont les tours d'ivoire s'effondrent chaque jour un peu plus, les "savants amateurs" s'élèvent, eux, de plus en plus éclairés et reconnus. On en eut un exemple fameux avec l'identification de la rentrée atmosphérique du 5 novembre 1990 par l'astronome amateur Pierre Neirinck, avant toutes instances officielles telles que le SEPRA, qui lui rendit hommage.
Un autre exemple plus récent de reconnaissance des amateurs intervint cette année même, à travers la dernière initiative du GEIPAN. Après avoir initié la publication de ses archives, après avoir fait un pas de plus dans l'amélioration de la communication et du recueil de témoignage, celui-ci avait publié un protocole de collaboration avec des enquêteurs privés (mais confirmés). Sans être complètement nouvelle (le GEPAN l'avait fait en son temps, et le GEIPAN avait en fait déjà établi des collaborations avec de tels enquêteurs mais de manière non publique), il s'agissait là d'une ouverture qui détonait avec l'époque plus reculée, moins transparente, et où la compétence était reconnue de manière plus formelle qu'objective. La démarche du GEIPAN, résolument moderne (tout comme la transparence affichée par la publication du rapport d'activité du groupe par son comité de pilotage), témoignait pour le moins d'une véritable volonté du groupe de remplir sa tâche, en proposant une solution au problème de moyens insuffisants face à une demande croissante (encore une fois dopée par l'amélioration de communication).
C'est là le genre de travail de fond louable qui peut être éclipsé par les déclarations d'un Mitchell en quelques minutes d'interview radio. Si l'on accepte ces déclarations telles quelles, on oublie tout, toute recherche perd son sens. Les aliens sont là, point barre. Pas la peine de publier des archives d'enquêtes, d'en mener de nouvelles, d'analyser les données, de chercher de nouvelles méthodes, de construire de nouveaux instruments, puisqu'on nous dit la "vérité", et que de surcroît on serait fondé à la croire, puisque c'est quelqu'un de "respectable", quelqu'un du "bon côté du savoir", qui nous le dit (un bel exemple réminiscent du "grand partage"). C'est la différence entre ufologie et ufomanie, où les réponses seraient accessibles par ces raccourcis que sont déclarations, intimes convictions et autres interprétations subjectives (tel comportement est "intelligent", "ostensible", etc.).
On a heureusement aussi le choix d'examiner plus factuellement les déclarations de Mitchell avant de les pondérer à l'aune de son curriculum. Que dit-il ? Pour faire simple, rien. Rien de plus que ce qu'on dit dans les milieux exo-conspirationnistes depuis 50 ans. Les aliens sont là, et la révélation générale est pour demain. Quelles sont ses sources ? Des sources confidentielles, fantômatiques. On m'a dit que. Mais comme je suis astronaute et que ce sont des huiles qui me l'ont dit, vous pouvez me croire. Et parce qu'"il se trouve que je suis né à Roswell (...) je connais plutôt bien le sujet". Effectivement, on peut pas lutter. En vérité Mitchell ne fait rien d'autre que resservir un discours archi-classique (qu'il a déjà lui-même servi il y a 10 ans), n'étayant ses propos par rien en dehors de sa position, ses connaissances, et des sources jamais nommées, que le "courage" de parler de Mitchell ne semble pas avoir contaminé. Effectivement, ça valait le coup d'en faire tout un foin.
Ce n'est pas ce que dit Mitchell qui pose problème, c'est la manière dont il l'argumente. Aurait-il donné des éléments solides, vérifiables ou au moins investiguables, que sa position, ses contacts, son curriculum aurait plus leur donner encore plus d'importance. Mais là, cent fois zéro, ça fait toujours zéro.
L'ufologie, elle, en tant qu'étude, n'est pas seulement obscurcie et décrédibilisée (amalgame du grand public oblige) par de telles sorties. Elle est aussi phagocytée par ces dernières. D'un côté des déclarations comme celles de Mitchell les relèguent à d'ennuyeuses études (tout comme il est plus amusant d'imaginer lire son avenir dans l'astrologie que d'aligner des formules astronomiques) mais de l'autre elles n'oublient pas d'en tirer le meilleur. Dans le monde ufomane, si les français ont publié leurs archives, ce n'est certainement pas pour dire "voyez qu'on a rien à cacher" (comme le rappelait encore Jacques Arnould du COPEIPAN sur Europe 1 vendredi soir dernier), mais parce qu'il s'agit d'une étape de conditionnement et de divulgation progressive du secret bien sûr. Idem pour la publication les archives britanniques (pourtant initiée à force des efforts FOIA de l'ufologue David Clarke et de ses collègues Joe McGonagle et Gary Anthony). Et si Mitchell parle maintenant, c'est sans doute parce qu'il a dû recevoir un "feu vert" pour une divulgation imminente (alors qu'il en parle depuis 10 ans) !
C'est ainsi. La crédibilisation ou du moins popularisation d'un sujet profite aussi à ceux qui le maltraitent. Mitchell ou d'autres emportent avec eux les efforts d'ufologues sérieux, et Mitchell lui-même n'échappe pas à la règle. Peu après sa déclaration, un de ses "collègues" en a profité pour rappeler que lui aussi connaissait la vérité. Un témoignage plus sensationnel encore, avec des ETs bien réels observés sur écran de contrôle, au sein même de la navette spatiale. A phagocyteur, phagocyteur et demi.
Mitchell n'est qu'un exemple parmi d'autres. Il y en aura après, et il y en a eu avant, comme la "Lettre ouverte au Président de la République" envoyée mi-avril à de nombreux sites et blogs (dont RR0), signée comme il se doit d'une brochette de personnes aux titres impressionnants (docteurs, contre-amiral, directeur de recherche...), et s'alarmant du peu de préparation du monde - et à fortiori du pays - face à la menace potentielle que représenteraient par les ovnis... si, bien sûr, on les interprête comme manifestations extraterrestres. Dans ce cas, sans même être hostiles, leur intrusion sur Terre serait dévastatrice pour l'humanité. A cette préparation, le GEIPAN ne suffirait évidemment pas, ne serait-ce que face à la désinformation orchestrée par les Etats-Unis. Mmh... ça vous rappelle pas quelque chose ? Évidemment, en 1999, un autre artefact médiatique, le rapport COMETA avait dit la même chose. Adressé au même destinataire, mais aussi au 1er ministre (à l'époque la distinction avait un sens), il n'avait visiblement pas provoqué plus d'émoi que çà à la tête du pays, et ce malgré des signataires non moins prestigieux, et un nombre de pages plus conséquent. Preuve en est qu'aujourd'hui, c'est le même message qui est répété par des sympathisants de ce même courant exo-conspirationniste. Des auteurs différents donc, une somme de travail différente aussi (pas la peine de se retaper la rédaction de tout un rapport si c'est pour dire la même chose, voire se faire encore envoyer sur les roses), mais pour un contenu identique (pas de faits nouveaux, pas de preuves, et toujours les mêmes présupposés sur l'origine ET des ovnis, le fait qu'ils pourraient décimer l'humanité et que les USA ou d'autres nous désinformeraient à leur sujet -- expliquant ainsi pourquoi ils n'arriveraient pas à convaincre), et bien sûr les mêmes procédés (on a pas de preuves ni vraiment d'arguments solides mais on a de belles signatures ça devrait suffire). Ce "Rapport COMETA en une page" (il n'y avait finalement pas besoin de plus), est certainement mû par une préoccupation sincère. Mais c'est mettre la charrue avant les bœufs (en espérant que ça passe en surfant sur la mode du "principe de précaution"), au prix d'une décrédibilisation de plus.
Bref, il y a toujours des gens que vous n'aimeriez pas avoir dans votre camp (celui où on vous range par amalgame). Bien sûr qu'il faut donner plus de moyens à l'étude des ovnis, mais pour les comprendre, pas parce notre intime conviction (pour ne pas dire plus) implique qu'ils pourraient être extraterrestres et bouleverser la terre par leur arrivée. On ne peut sonner l'alerte avant de convaincre de la réalité d'une menace. Non seulement ça ne sert à rien (personne ne bougera parce que personne n'est convaincu), mais c'est contre-productif. Oui il faut plus de moyens pour l'étude des ovnis, une étude plus large et avec plus d'ambition peut-être (quoiqu'il faille éviter de reproduire éternellement les mêmes études du passé), mais pour valider ou infirmer une hypothèse. Les intimes convictions de quelques ufologues ou prétendus sont loin de faire le compte. Il faut commencer par (ré)concilier science et ufologie. Fantasmer une origine inquiétante et une désinformation liée au problème pour déclencher (par la peur) des moyens supplémentaires (et peut-être injustifiés) est non seulement prendre le problème à l'envers, mais aussi le cantonner, l'ancrer encore un peu plus dans sa gangue irrationnelle et conspirationniste.
Mais rien n'est perdu, comme le prouve la toute récente publication du rapport d'enquête sur l'observation d'Aurigny. Un rapport d'amateurs (encore), réalisés sans moyens, mais qui n'a rien à envier aux meilleurs rapports officiels. Juste des gens de qualités complémentaires, ayant fait l'effort d'une longue enquête, qui conclut après avoir passé l'événement au crible de moult explications potentielles ne pas en trouver une totalement satisfaisante. Le cas d'Aurigny reste à ce jour, et après un travail de qualité, inexpliqué. Comme quoi l'inexpliqué n'est pas l'apanage du sensationnel.

Commentaires
Hello Jérôme,
excellent article, bravo
Etant en vacances, je n'ai pu que lire cette
"nouvelle révélation" de Mitchell, en me disant qu'encore une fois l'ufo-logie
devenait ufo-manie, et qu'encore une fois l'arbre pourri du conspirationnisme
cosmique gâchait la forêt des enquêtes de terrain et des travaux honnêtes et
courageux.
En fait, quand on voit la manière dont de nombreux "ufologues" auto-proclamés spécialistes réagissent à l'actualité (actu spécialisée ou actu médiatique tout court), on se rend compte à quel point ces gens sont à des années-lumière de tout intérêt véritable pour le(s) phénomène(s) o.v.n.i.
Tu parles d'ufomanie, il y a quelques années (sur la liste Aleph je crois bien), j'avais proposé de parler plutôt de "l'alienologie" (barbarisme affreux, j'en conviens, mais facile à retenir !) pour désigner cette mouvance bien plus proche du folklore populaire contemporain que d'une quelconque recherche savante. Mitchell aujourd'hui, Keyhoe dans les années 1950, sont deux "phares" de cette communauté de croyance et de suspicions. Sauf que si Keyhoe avait toutes les excuses du monde (à son époque, des études "officielles et secrètes" existaient bien, il y avait donc lieu de se méfier des autorités), aujourd'hui en 2008, après toutes les archives enfin rendues publiques, toutes les vessies prises pour des lanternes, tous les pots aux roses découverts, comment peut-on encore sérieusement affirmer que "la révélation" est pour demain, que les extraterrestres sont "déjà parmi nous", etc. ? Il faut un sacré aveuglement, un sacré abandon de sa propre intelligence, pour gober un pareil discours et le relayer encore et encore...
Enfin, il faut être philosophe et y voir une des merveilles de l'être humain : sa faculté à créer du sens là où il n'y en a pas, sa nécessité d'ordonner en conspirations incroyables la moindre bévue administrative et la moindre absence de preuve...
Bonnes vacances
Et mes salutations aux agents de la CIA pour qui,
évidemment, tu travailles à un gros plan de désinformation du public !
Donc selon vous greguti, la conspiration est un mot à élaguer du vocabulaire, et n'est qu'un vaste anthropomorphisme, tout comme celui de trouver du sens là où les bonnes gens n'ont pas envie d'en trouver?
Si vous aviez juste un peu plus écouté les autres, si vous vous étiez un peu plus documenté sur le sujet, vous ne déprécieriez pas ainsi je sujet des "bévues" administratives.
Il est indéniable que l'ingérance des autorités compétentes en matière de protection de l'espace aérien, vis à vis des observations persistantes rapportées par leur propre personnel, le tout en pleine périodes de crises ou de guerres, est la preuve la plus irréfutable d'un secret bien plus important qu'une supposée technologie militaire top-secrête, qui par ailleurs rappellerait alors fortement les fumisteries scientifiques dont les "défenseurs" de la science aiment d'habitude se moquer (énergie du vide, antigravité etc). Les scientifiques changeraient-ils d'avis selon ce qui les arrangent?
Ne transformons pas le sang-froid en frigidité, sur le sujet des secrets d'état, qui, nous le savons bien depuis des affaires sordides telles que nous en avons connues dans notre propre pays même (affaire Dreyfus, rien à voir, mais quelle indéniable preuve de lâcheté et de conspiration!), laissent à penser, et pas en mal, que s'il y a bien un intérêt possible pour nos chères militaires, comme celui par exemple d'acquérir une supériorité technologique et des subventions, c'est bien par le biais de la conspiration, qu'elle soit fondée sur une réalité (contact avec une civilisation E.T) ou une manipulation (psychologique).
Donc à la fin, va-t-on jamais arrêter de rire des témoignages des gens même qui se sont trouvés happés et éjectés de ces "bévues", qui pour le coup prennent parfois des tournures inquiétantes (menaces, mises sur la touche, disparitions, information-désinformation, documents noircis ou évaporés), pour enfin se concentrer sur autrechose que leurs arguments d'autorité qui, celà tombe sous le sens, serait bien la seule chose qui leur resterait dans de telles circonstances.
Et quand bien même ces gens auraient des déclarations à faire dans n'importe quelle circonstances, peut-on leur reprocher de faire état de leur crédibilité via leur statut professionnel, alors qu'on n'attendait en notre fort intérieur que de voir ce genre de personnalité parler à voix haute de ce qui se trame en coulisses?
Si vous considérez les déclarations d'astronautes, de pilotes ou d'ingénieurs ayant eu affaire de près ou de loin avec les plus hautes instances, comme de vastes supercheries ou maladresses promptes à décrédibiliser l'ufologie (qui rappelons-le n'a jamais été souillée que par deux catégories de personnes : les autorités et les sceptiques un peu trop autoritaires, dixit vos propres mots sur cette page), quel genre de petites natures êtes vous, et surtout, qu'avez-vous tenté de réaliser pour être les seuls "vrais" intéressés par le phénomènes OVNI?
Quelles sont vos sources, vos travaux, vos participations matérielles et autres?
Pour prendre à contrepied votre soi-disante bienséance, je ne citerais que le cas de Jean-Pierre Petit : le pauvre, qui n'aime pas être cité à tort et à travers, mais rendons lui grâce d'avoir été un de ces "gradés bardés de diplômes", un de ces privilégiés du savoir ayant peut-être usé d'une pincée d'argument d'autorité en connaissance de cause, suite à ses travaux sur la MHD, à ses nombreux déplacements à travers le monde pour faire son boulot de scientifique qu'on a bien voulu reléguer au plan des "vilains hérétiques de la convention et du bon sens scientifique", et surtout rendons-lui grâce d'avoir su conjuguer révélations fracassantes et réel apport citoyen ; je parle bien entendu de la création de ufo-science.
Voilà une véritable participation, une vraie, à laquelle tout le monde peu participer et qui manquait bien dans le paysage français. Et pourtant son instigateur est un de ces "abandonnés de l'intelligence" qui a eu le culot de se pencher sur le cas des lettres UMMITES et de leur contenu scientifique.
Donc plutôt que de faire la chasse aux sorcières d'une manière réellement maladroite comme celle faite dans cet article et dans le commentaire auquel je répond, essayez d'écouter, d'engranger, de trier, d'admettre, plutôt que de balayer d'un revers de la main ce qui vous semble ressembler comme deux gouttes d'eau à ce qui sonne faux. Le mirage ressemble à sa source, et cette source à son mirage. Si l'illusion ressemble à la réalité, il ne faut pas oublier que la réalité ressemble à s'y méprendre à l'illusion !
Vous avez raison de souligner le côté trop maladroit des adeptes du coup médiatique, mais pas la peine d'en tartiner plus que nécessaire ni d'entretenir l'amalgame jusqu'à maladresse.
Vous rayez alors de la carte ces "prétendus" mirages, sans même chercher à différencier, à rassembler les éléments, à reconstituer le hors-champ, vous mettez dans le même panier les vrais et les faux.
Le problème quant à l'investigation d'une tel phénomène, c'est d'arriver à trier le bon grain de l'ivraie : certaines personnes fournissent des informations où "élucubrations" et "faits tangibles nourissants ces élucubrations" se côtoient.
Si vous voulez des preuves que l'abduction est un phénomène imaginaire, vous en trouverez ; si vous voulez des preuves que des sévices corporels ont été vérifiés sur des abductés ne souffrant d'aucune pathologie psychique, vous en trouverez aussi. Et au sein d'une même enquête ce sujet, vous pourrez entendre ce qui vous chagrine tant, à savoir que des entités biologiques extraterrestres pourraient être à l'oeuvre derrière tout celà. Sachez juste quérir l'information et la garder assez longtemps en bouche, sans la recracher pulsionnellement, pour en goûter toute l'étendue.
-_-
Et je voudrais juste rajouter ceci : je respecte tout à fait le travail que vous fournissez, qui est bien plus que je ne pourrais certainement faire pour moi-même pour l'instant. Mais vous jouer contre l'ufologie elle même, et je voudrais partager le raisonnement qui me mène à cette conclusion :
1 - vous vous intéressez au sujet OVNI. Vous admettez donc qu'il ne puisse s'agir de simples appareils militaires terriens. A-t-on jamais vu un groupe de chercheurs s'intéresser autant et prendre une telle ampleur pour l'étude d'avions secrets comme il a pu en avoir des tas lors du 20e siècle?
2 - vous admettez aussi implicitement que les observations étranges, les rapport, les effets physiques sur des sols ou des personnes, les drames, tout celà vous intéresse et se démarque fortement d'un phénomène traditionnel et sain.
3 - l'argument 1 et 2 ci-dessus, ajoutés ensemble, me font penser que vous acceptez implicitement que la théorie extra-terrestre n'est pas à prendre à la légère, et serait même l'intérêt majeur de cette étude, si ce n'est la théorie la plus vraisemblable de toutes celle qui existent. Sinon, seriez-vous en réalité en train de mener une étude sur les effets dramatiques et déplorables d'essais militaires sur la population? Serait-ce celà qui vous anime? Non je ne le pense pas, et vous ne vous y prendreriez pas comme celà, vous vous intéresseriez simplement à faire en sorte que les militaires passent en justice pour les litiges occasionnés à la population.
4 - Et malgré ces points précédents, vous agissez comme des refoulés de la propre motivation qui vous anime : ainsi toute déclaration alliée à l'existence de la présence d'EBE sur notre planète, et de secrets d'Etats à cet égard, ainsi que de conspiration, soulève chez vous le un étonnement (?...pourquoi?), voir un sourire, si ce n'est une indignation suffisante pour oser créer de maladroits amalgames en dénigrant et faisant la chasse aux pauvres "autoritaires-sans-preuves".
5 - Et vous croyez, avec tant de contradiction internes à votre mode de fonctionnement, pouvoir débunker de prétendus débunkers, ou dénoncer les discréditeurs involontaires. En réalité, vous créez une sorte de débunking, qui viserait à tourner à l'euphorisme tous ces braves qui passent à table.
6 - Au final, oui il est important de souligner que de telles déclarations orphelines peuvent causer plus de mal que de bien, mais celà ne vaut absolument pas la plume assassine et la verve prétentieuse de sceptiques irritants.
(7) - j'ose espérer que mes commentaires seront publiés, sans quoi l'acte serait rédhibitoire et entraînerait immédiatement une critique bien plus virulente à votre encontre, ailleurs sur la toile, et un réel discrédit quant à votre intérêt sur la question de l'ufologie et de son appréhension.
Merci de votre compréhension, et encore une fois, je respecte totalement votre travail même si j'en critique la tournure, et ne peut qu'espérer que si vous daigner critiquer ainsi (et avec contradiction), vous accepterez d'être critiqués.
Bonjour,
Votre 1er commentaire s'adressant principalement à Grégory Gutierez, je souhaiterai répondre au 2nd car il me permettra de faire une mise au point apparemment nécessaire.
Vous semblez penser, en effet, qu'on ne peut s'intéresser aux ovnis que parce qu'on suspecterait qu'ils soient d'origine extraterrestre ou, au contraire, qu'on voudrait ramener tout ceux qui y croient à la raison, dans une attitude rationaliste que vous qualifiez à tort de "sceptique" et à laquelle vous vous opposez en tant qu'"anti-sceptique". En fait vous faites là le même amalgame que font des rationalistes quand ils accusent quelqu'un de plus ouvert qu'eux d'être un "croyant masqué", un "pro-HET qui ne l'avoue pas", ou même plus généralement le même amalgame que fait grand public quand il considère que s'intéresser aux ovnis, c'est s'intéresser aux extra-terrestres, aux soucoupes volantes, etc. Pas pour les mêmes raisons effectivement (vous avez une connaissance du sujet, vous), mais parce que vous ne voyez pas l'intérêt des ovnis s'il n'y pas d'extraterrestres au bout.
Cela sonne, il me semble, comme une alarme à la neutralité. Il est bien naturel d'avoir une hypothèse que l'on aime bien, que l'on défend parfois, mais ce doit à mon sens toujours être sur la base d'arguments soutenant cette hypothèse. Si, à côté d'arguments plus ou moins partagés par vos congénères, vous considérez que l'étude ne vaut que si elle peut aboutir à votre conclusion préférée, il y a plus d'un risque qu'elle ne se transforme rapidement en croisade, en quête pour que les autres se rangent à la même "conviction" que vous. Imaginez-vous un astronome, à l'époque de Galilée, ne s'intéresser à la Lune que parce qu'il s'imagine qu'elle est une sphère parfaite, et tout d'un coup se désintéresser du sujet lorsque ce dernier révèle qu'elle n'en est pas ? Non, un scientifique reconnaît ses erreurs, et reprend ses études sur les bases de cette nouvelle connaissance constituée. De même, le seul aspect inexpliqué d'un phénomène comme les ovnis devrait motiver votre intérêt ; pas l'idée qu'ils soient extraterrestres.
C'est en tout cas ma démarche. Oui, je trouve dans le problème des ovnis intéressant, sans pour cela avoir besoin d'un potentiel extraterrestre. J'y trouve le même intérêt qu'on peut trouver dans l'étude de fantômes, poltergeists, animaux étonnants et autres phénomènes inexpliqués : explorer, apprendre, et apprendre à apprendre. Et apprendre à apprendre, apprendre à raisonner correctement, c'est avant tout apprendre à ne pas se duper soi-même, à ne pas se laisser influencer par des pressions externes ou ses propres pressions internes, les envies de croire (ou au contraire la peur rationaliste d'un monde de "croyants" et donc la fin des certitudes).
Donc oui les ovnis sont intéressants, en tant que mystère à éclaircir (à défaut d'élucider) et même en tant que seul exercice de pratique scientifique ; oui il faut envisager (comme d'autres) l'hypothèse qu'ils soient d'origine extraterrestre et, bien sûr, ce serait formidable qu'ils en soient... mais rien ne me permet de l'affirmer aujourd'hui, si j'accepte d'être honnête avec moi-même, une condition indispensable pour pouvoir progresser dans la connaissance. Ce n'est cependant pas très grave, car le plus important n'est pas l'explication proposée, mais comment j'y suis arrivé. Je peux bien sûr clamer comme Mitchell (ou d'autres) détenir telle ou telle vérité, sans travail apparent. Mais cette explication n'aura aucune valeur, parce qu'elle ne sera pas vérifiable (ou falsifiable), c'est-à-dire parce qu'elle ne sera pas partageable par d'autres. Je l'ai dit dans mon billet : le problème de la déclaration de Mitchell n'est pas ce qu'elle dit, mais comment elle le dit. Elle ne contient aucune argumentation, aucun élément nouveau, ce n'est que la même litanie conspirationniste que répèterait votre voisin qui a lu la "l'horrible vérité" sur Internet. Il faudrait juste le croire. Et croire que ce qui l'empêche de prouver... c'est la conspiration. Est-ce là pour vous de l'ufologie, ou juste du sensationnalisme ?
Il ne faut pas non plus confondre la condamnation du conspirationnisme (l'idée que tout ce qui vous intrigue serait expliqué par une conspiration) avec la négation de toute idée de conspiration. On peut même dire que certaines dissimulations ont bel et bien été organisées sur les ovnis. Mais ce n'est certainement pas la rengaine de perpétuelles conspirations possibles, supposant toujours la même explication, qui fera progresser l'étude. Au contraire, s'il est une approche qui a une chance d'aboutir un jour, dans l'étude d'un sujet quel qu'il soit, c'est bien celle qui ne privilégie pas une explication particulière, extraterrestre ou autre.
Je n'ai pas l'impression de faire du debunking. J'ai plutôt l'impression au contraire d'œuvrer pour une meilleure ufologie. Je dis ce que je pense. Ce que je pense être le mieux, et ce que je pense être mauvais. Ce qui me rassure, c'est que lorsque des critiques viennent, elles viennent des deux "camps" extrêmes. De même, mes critiques s'adressent régulièrement à ces deux camps, lorsqu'ils dépassent, à mon sens, la mesure.
Je voudrais terminer sur votre point (7). Je peux comprendre que vous vous soyiez étonné que votre commentaire ne soit pas publié immédiatement, et ayiez donc envisagé une censure (une attitude faisant somme toute écho au conspirationnisme). Sachez que les commentaires sont modérés, et qu'ils ne sont donc publiés qu'après mon approbation. La condition n'est pas d'être d'accord avec moi, mais simplement d'apporter quelque chose au débat, en restant poli bien sûr. Proférez des menaces comme vous l'avez fait, par exemple, aurait dû avoir pour résultat de censurer votre commentaire. Après quelques hésitations, j'ai toutefois décidé de le publier, pour répondre à votre question, et rappeler cette règle. Notez toutefois que toute prochaine "menace" de cet ordre (pas bien effrayante, il est vrai) impliquera cette fois une censure. Notez aussi qu'elle ne m'inspire aucune crainte. Vous êtes tout à fait libre de pestez contre moi, un site que je publie, tant que vous voudrez. A vous de voir quel est le plus intelligent, en toute honnêté.
Le problème est je pense qu'à force de rester enfermé dans le concept de neutralité qui vous importe tant, vous vous permettez des analyses qui en sortent complètement, et pas dans le bon sens.
J'ai pourtant cru voir sur la page d'accueil de votre site que vous ne donneriez jamais votre avis sur quoi que ce soit, n'ayant pas la capacité de le faire.
Et là, badaboum. Un type dit quelquechose, et vous voilà obligé de faire une espèce de chasse au sorcière aux ragots et aux témoignages de bonne fois.
Mais enfin, n'avez-vous jamais eu conscience que le monde de l'investigation et de l'enquête fonctionne ainsi : recueillir des témoignages de bonne fois, aussi peu fournis en preuves soit-ils.
De là à s'indigner ainsi de l'inutilité de Dupont, qui a dit voir un machin gros comme un tracteur flotter à 200mètres de lui, et de Dupond qui dit avoir vu Dupont rentrer en nage et tout affolé après avoir vu ce qu'il dit avoir vu... mais enfin? Celà fonctionne comme celà depuis la nuit des temps!
Donc personnellement je ne voit absolument aucune utilité à créer un amalgame qui discrédite d'un coup n'importe quel haut personnage, dont le témoignage est encore plus intéressant que l'observation d'un cigare volant, alors qu'il suffit de le prendre avec la même simplicité qu'un témoignage de paysan aux mains caleuses. Ayez la simplicité de recueillir des témoignages le plus humainement possible. Tout le monde sait bien qu'un témoignage vaut ce qu'il vaut, qu'essayiez vous de
prouver?
Il n'y a aucune espèce de décridibilisation de la part de tous ces gens qui témoignent, ni plus ni moins, de leurs impressions recueillies, et peu importe qu'ils parlent de chose aussi étonnantes et peux fertiles au final que de leur certitude d'avoir perçu l'existence d'un complot, ou d'avoir perçu que les personnes avec qui ils se trouvaient ont sous-entendu avoir vu de leurs yeux des EBE.
"mais parce que vous ne voyez pas l'intérêt des ovnis s'il n'y pas d'extraterrestres au bout."
>>
Pas tout à fait! Je défend autant l'HET que celle de la manipulation psychologique perpétrée par une instance militaro-industrielle à l'aide de plasma générés par des MASERS.
Simplement, je soulignais que jamais personne ne se serait bougé le derrière, en tous cas pas en si grand nombre ni si longtemps, si tout n'avait été affaire que de quelque chose d'évident et de banal.
Si les premiers gens, à l'époque où le phénomène a pris de l'ampleur, auraient pu se déplacer comme on se déplace pour aller vérifier les dires d'un enfant, c'est à dire sans a priori, il faut bien admettre que c'était tout de même par doute que celà puisse être une banalité, et qu'aujourd'hui de toutes manières avec toute la persistence du phénomène qui demeure inexpliqué, si on s'intéresse au phénomène c'est évidemment avec l'idée en tête que s'il est resté inexpliqué c'est pour une bonne raison, qui est soit d'ordre ET soit d'une manipulation odieuse des plus hautes institutions. Et qu'on ne pourrait donc en tous cas plus prendre la chose avec une totale neutralité.
Etant investi nécessairement, même un tant soit peu, des deux hypothèses les plus plausibles (je ne puis croire qu'on puisse encore aujourdh'ui agir vis à vis de ce sujet avec une neutralité sans faille au plus profond de soi), je ne comprend absolument ni les sourcillement ni les sarcasmes qui peuvent résulter de témoignages.
Seriez-vous donc si neutralement conditionné que même le témoignage d'un badeau, par exemple, qui ne pourrait donner suite à prélèvement et autres calcul de trajectoires, déclencherait ainsi le si vif besoin d'en dépeindre un "inutile décridibilisateur du sujet"?
Vraiment, à la lecture de votre article, j'ai tout simplement éprouvé l'impression de voir une fois de plus une personne trop investi du devoir de parler de pas grand chose là où il n'y a pas grand chose à dire, et juste pour le plaisir de faire au passage tourner la machine à critique. Et pas dans le bon sens.
"On ne peut sonner l'alerte avant de convaincre de la réalité d'une menace. Non seulement ça ne sert à rien (personne ne bougera parce que personne n'est convaincu), mais c'est contre-productif. ... Fantasmer une origine inquiétante et une désinformation liée au problème pour déclencher (par la peur) des moyens supplémentaires (et peut-être injustifiés) est non seulement prendre le problème à l'envers, mais aussi le cantonner, l'ancrer encore un peu plus dans sa gangue irrationnelle et conspirationniste."
Vous voyez : c'est précisémment cette façon de toujours considérer un propos faisant état de conspiration comme "conspirationniste" qui me pose problème.
Il y a un problème dont on souffre depuis pas mal de temps, c'est justement de s'énnerver contre les pauvres témoignages, ni plus ni moins témoignages que n'importe quel autre, et de les tourner en impressions erratiques et irrationnelles émanent de gens inutiles et saboteurs.
Alors qu'il suffirait d'un silence, d'une écoute, plutôt qu'au contraire une réaction anti-conspirationniste qui n'aura comme effet que d'entraîner chez le critiqué et tout ceux qui le suivent (qui l'écoutent, simplement et passivement) une réaction virulente contre vous, qui à la base n'êtes pas spécialement fermé à l'argument de la conspiration. Et c'est la guerre qu'on subit depuis trop longtemps. Pour une neutralité, c'est plutôt loupé!
Pour tout vous dire, voilà comment je réagit à des vidéos de Jimmy Guieu ou autre spécialité dans le domaine de "l'évênementiel" ou du "sensationnalisme" : avec beaucoup de calme et d'écoute. Et plutôt que de leur pondre un commentaire ou un article qui les rendrait plus bête et méchant, je m'abstient, et au final à force d'écouter bien attentivement ces gens je perçois ce qui les a mené à formuler de telles hypothèses.
Beaucoup de ces hypothèses sont troublantes mais ne sont pas dénuées de bon sens, dans leur construction. Et quand bien même je tombe sur des choses plus orphelines, j'essaie de voir leur point commun avec celles qui le sont moins. L'assemblage est au final déconcertant, et semble tout droit sorti d'affabulations sans preuves, mais pourtant non, il y a quelquechose qui se tient.
Et au final tout celà ne m'empêche pas d'avoir ma besace grande ouverte et d'assembler tout ce qui me tombe sous la main.
Mais pour faire tout celà il faut se détacher du neutralisme qui prend des airs de fausset : vous ne me ferez pas croire que vous l'avez respecté ici-même! Le silence d'or qui caractérise tout individu opérant avec la neutralité d'un robot assembleur, n'a pas trouvé ici sa plus belle représentation.
"Cela sonne, il me semble, comme une alarme à la neutralité. Il est bien naturel d'avoir une hypothèse que l'on aime bien, que l'on défend parfois, mais ce doit à mon sens toujours être sur la base d'arguments soutenant cette hypothèse."
>>
Vous avouez donc que de sortir de la neutralité de son processus d'engrangement de l'information, pour s'exprimer et parcourir le chemin des hypothèse, est un processus envisageable.
Mais je pense que ce qui vous ennuis, c'est de ne pas arriver à comprendre que n'importe quel scientifique se tourne vers quelquechose tantôt sans intérêt particulier, et tantôt avec un intérêt sous-jacent, une sorte d'a priori, même s'il arrivera à ne pas le laisser l'influencer.
Et ce qui doit vous ennuyer plus encore, c'est peut-être (peut-être) que j'ai mis le doigt sur une réaction de votre part qui fait état d'un a priori qui est le vôtre, et qui doit être celui que vous ne croyez pas du tout (même si vous dîtes le contraire) à l'HET. A priori ressurgissant tel un lapsus révélateur.
Autant j'avoue mon penchant, mon intuition fondamentale sur le sujet, et souligne la neutralité quand à mon procédé d'investigation, autant j'essaie de mettre en exergue votre intuition refoulée, qui s'exprime d'une manière non neutre dans votre article.
Voici une autre démonstration de neutralité optimale :
- je suis un investigateur neutre
- je prend tout, et je l'assemble, j'observe. Je peux discuter des différentes théories et de leur viabilité.
Une position assumée :
_ j'ai un pressentiment, une intuition, j'assemble déjà des hypothèse qui vont dans un sens, ou éventuellement dans plusieurs, en éliminant d'autres
_ mais je prend tout, j'assemble tout, j'observe. Je peux discuter des différentes théories et de leur viabilité.
Une position non assumée :
_ je crois être un investigateur neutre, mais en réalité j'ai du mal à accepter que je suis sceptique et n'arrive pas à croire à certaines choses, et il ya certains trucs en particulier qui m'énnervent par dessus tout, mais tant pis je vais faire comme si rien ne m'animais
_ je ne prend pas tout, il y a des éléments que je ne prend pas, ils ne servent à rien, ils sont orphelins, je n'écoute pas ça ne sert à rien.
Je voudrais quand même avoir l'honnêteté de dire que même une position assumée peu amener à déprécier certains éléments orphelins, mais ce qui permet de distinguer les positions assumées et inassumées, c'est :
_ que dans la première on se prononce contre les éléments orphelins qui tendent à "disqualifier", à raccourcir, à discréditer, à diminuer (un peu comme les propos des psychiatres qui réduisent le phénomène OVNI à des hallucinations collectives, les abductions à des auto-suggestions développées par l'hypnose elle-même, ou à ceux qui affirment que les témoignages de gens comme Bob Lazar ou Edgar Mitchell sont des inutilité(?), etc). Mais on peu avancer tout un tas de truc pour contrecarrer celà.
_ que dans la deuxième, on se prononce contre les éléments orphelins qui tendent à affirmer, à défendre des choses ésotériques et un peu follichonnes. Et dans ce cas on n'a pas d'autre mode de fonctionnement pour exprimer son avis contraire que de dire que l'élément est "vide", peu fertile voir facile et dangereux.
Une autre chose qui permet de les différencier, c'est que la 2e croit éliminer des mauvaises herbes alors qu'elle incite à bien pire, du genre à couper au taille-haie les trucs qui dépassent.
Je n'ose même pas imaginer l'approche que vous devez avoir des pratiques orientales, des courants de pensées sortant un peu d'une approche visuelle de l'existence pour tenter d'en expliquer des arcanes insoupçonnées.
Bref, vous avez plusieurs types d'informations :
S'il fallait ne garder que les deux premières que parce qu'elles sont les seules interprêtables avec des règles et des calculs, les enquêtes serait bien froide et morte, au contraire!
Quant à opérer avec une neutralité, qu'elle soit sans faille et en silence total, ou désavouée sans jamais tomber du mauvais côté, celui qui remplace la règle qu'on avait dans la main par un bistouri.
"Peu après sa déclaration, un de ses "collègues" en a profité pour rappeler que lui aussi connaissait la vérité. Un témoignage plus sensationnel encore, avec des ETs bien réels observés sur écran de contrôle, au sein même de la navette spatiale. A phagocyteur, phagocyteur et demi."
>>
Quel est le problème? Je ne comprend pas, notez, c'est tout! Tout part des témoignages d'observations. Classez-les simplement dans le casier des observations sans preuve. Elle ont un poids, même si c'est le plus faible.
Tiens, moi j'en ai une bonne : à sceptique refoulé, fosse sceptique à vider!
Sincèrement, je ne vous souhaite que du bien et ne fait ce travail de critique de votre critique
que pour tenter d'améliorer les choses, et comme
je vous l'ai dit, j'ai le plus grand respect pour les gens qui s'intéresse au
sujet OVNI avec rigueur, même si je suis odieux avec eux.
Finalement j'ai peut-être eu le même sentiment face à votre déclaration que vous vis à vis de celle de Mitchell ; mais ce qui nous distingue c'est que je tiens à retenir votre bistouri et à tempérer l'attaque que vous avez porté à ces pauvres gens qui ne savent pas comment vider leur sac.
Croisons les doigts pour que nous puissions avoir le temps de tirer tout ça au clair...
Merci de votre commentaire. Il me permet de faire d'autres mises au point utiles.
Tout d'abord -- ce n'est pas ce que vous dites mais je le précise -- la neutralité dont je parlais n'était pas celle de la Suisse (ne jamais prendre position) mais celle consistant à aborder une étude de manière honnête (sans a prioris, sans croyance, sans dogme, etc.). Vous avez d'ailleurs pu vous-mêmes, comme d'autres, constater que je pouvais prendre position de manière tout à fait univoque.
Toutefois il convient de bien différencier RR0.org, site à vocation documentaire (présenter les données pour vous permettre de vous forger votre propre opinion) et donc bel et bien à neutralité "suisse", de www.Javarome.org, un blog où je donne mon opinion (en m'appuyant généralement sur des élements de RR0). Cette distinction, que j'ai déjà précisée dans d'autres billets, est très importante.
Ensuite vous faites l'erreur d'amalgamer (ce mot aura décidément été bien cité) mon rejet du "témoignage" de Mitchell avec le rejet des témoignages en général. Si je considérai qu'on ne peut rien tirer de ces derniers, je serai rationaliste. Au contraire, tout en étant bien conscient de la difficulté de leur évaluation, je reste convaincu qu'il s'agit seulement de savoir les traiter, les analyser et avant tout de savoir les recueillir, d'où le projet UFO@home.
Mon billet initial n'était vraiment pas anecdotique, comme une soudaine envie de critique, mais bel et bien la volonté de dire que des interventions comme la déclaration de Mitchell (ou la lettre au président de la république) sont exemplaires de ce qui fait reculer l'ufologie en la décrédibilisant. Des gens s'échinent à tester des corrélations avec les observations, à monter des réseaux de détection, à imaginer de nouveaux instruments, à soumettre des articles à des revues les plus sérieuses possibles... et un bonhomme prend son micro pour dire qu'il a la solution (alors qu'il n'avance en fait pas le centième de ce qu'ont fait les précédents), et replonge par là-même les précédents dans un abîme de ridicule. Tout est à refaire, en terme de conquête de gens sérieux, de canaux de diffusion sérieux, en terme d'ouverture. Et encore une fois, je fais bien la différence (comment ne pas la faire ?) entre témoin d'une observation d'ovni et une personne déboulant avec sous le bras des révélations fracassantes étayées par... son nom.
Désolé de poster un nouveau commentaire alors que nous avons fait le tour de ce que nous avions à nous dire (même si je ne suis pas tout à fait d'accord avec vous), je voulais simplement faire mon erratum concernant ma confusion entre votre site et votre blog, mais le plus important, j'ai une simple question : quand je vais sur http://rr0.org/ , je n'ai le choix que de cliquer sur
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Préambule
FAQ
Blog
Les traduction de cette page d'accueil
De vous contacter (pourtant vous ne donnez aucun moyen de le faire).
Ou de taper un truc dans la case de recherche, ce qui me renvoit à une espèce de page Google
A droite se trouve des trucs qui viennent aussi de cette page Google
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j'avoue que je suis un peu paumé là, où est le site en lui-même?
Est-ce un bug de mon navigateur (Firefox 2.0.0.16) ou que votre site est en construction?
Si vous voulez, effacez ce commentaire (autant ne pas surcharger les pages) et répondez-moi par mail
Je publie tout de même votre commentaire car il me permet de répondre à d'autres qui pourraient se poser les mêmes questions.
Le site RR0.org n'est pas en travaux (ou l'est tout le temps, selon le point de vue), simplement sa page de garde se résume effectivement à un moteur de recherche sur l'ensemble des pages qu'il héberge (et juste celles-là, pas celles du Web en entier). La meilleure façon d'y trouver ce que vous cherchez est donc de saisir dans le champ de recherche ce que vous cherchez, et de presser [Entrée] (je précise parce qu'on m'a aussi posé la question). La page "google" de résultats qui s'ensuit ne contient que des références à des pages de RR0, les plus pertinentes pour votre recherche en premier. Google rajoute à droite ses pubs, ça je n'y peut rien.
Concernant la page de Contact, je donne bel et bien moyen de le faire : il vous suffit pour cela de cliquer sur un lien correspondant à une catégorie de contact acceptée ("Commentaires", "Apport d'informations"), les autres catégories servant justement à expliquer pourquoi je ne prends pas en compte ce type de message. Le but de ce filtrage est de limiter les prises de contact injustifiées, la réponse immédiate étant déjà dans cette page "Contact".
En espérant que ces explications soient suffisamment claires.
Bonjour !
Comme toujours, dans le cas des Ovnis ou d'une existence extra-terrestre, il y a les sceptiques et ceux qui y croient fermement. Dans ces deux camps, l'on trouve un minimum de personnes documentées et le gros de la troupe totalement inculte sur le sujet.
Pour ces derniers, je ne saurai trop recommender deux lectures : le site "http://ovnis-usa.com/page/28/" (en remontant jusqu'à la page 1. C'est long, parfois rébarbatif, mais en fin de compte passionnant (je l'ai découvert la semaine dernière).
Le livre de Mr Vélasco (Directeur du Centre National d'Etudes Spatiales), paru en 2004 aux éditions Carnot.
Pesonnellement peu convaincu de l'existence des Ovnis, ces deux lectures m'auront amené à remettre ma conviction en question et essayer d'en apprendre plus.
Merci de m'avoir lu
Bonjour,
Si je peux me permettre un simple avis d'ordre technique : réduisez la police de caractère des commentaires afin de les différencier du post/article concerné.
D'autant plus, lorsque ces commentaires (bien qu'intéressants tout de même) cherchent principalement à savoir si être impartial c'est être neutre ; si s'intéresser aux phénomènes ovni c'est s'intéresser aux essais militaires secrets ou croire aux extraterrestre ; si une vérité non argumentée dessert une cause ou si un secret mal gardé exalte l'imaginaire.
Cela étant, je vous félicite pour le travail que vous effectuer car votre site, bien que minimaliste, est très instructif.
Et je terminerais en disant aux sceptiques statiques : «qu’un con qui marche va toujours plus loin qu’un intellectuel assis» (‘con’ au sens d’anti-con-formiste)
Cordialement
Hello tout le monde,
juste une petite remarque à propos d'un passage des réactions d'Antisceptique" qui me fait réagir : je n'ai aucun mépris, aucun a priori négatif d'aucune sorte envers un "paysan" qui verrait un engin survoler son champ et aurait le courage d'en témoigner ensuite autour de lui.
Je considère même que cet homme serait, en cela, déjà beaucoup plus courageux qu'un Mitchell qui se contente, lui, de déclarations fracassantes sur la présence extraterrestre sur Terre, en ne prenant même pas la peine d'apporter des infos précises et vérifiables sur cette question (et par pitié, ne me parlez pas de son livre-témoignage sur le sujet, bourré d'erreurs et d'approximations qui n'avaient pas échappé aux ufologues qui firent un minimum d'effort pour vérifier ses dires).
Mitchell, voilà, il faut juste le croire. On n'a pas le choix, il insulte même l'intelligence de ses auditeurs, en sachant bien que l'argument d'autorité va jouer à plein : comme Mitchell a ses entrées à la NASA, il sait bien qu'une large portion de son auditoire va être plutôt amené à le croire plutôt que de douter de ses affirmations. Parce que le "bon sens" (ce sale traite de la pensée...), veut que si quelqu'un travaille à la NASA, si quelqu'un est allé dans l'espace, si quelqu'un a fait la une des médias, alors c'est forcément quelqu'un de bien, de sérieux, d'inattaquable, car il serait soudain doté d'une qualité magique qui le rendrait supérieur au reste de l'humanité, les gens "normaux", les gens "comme nous". Un homme reste un homme, qu'il soit Président des Etats-Unis, militaire, scientifique, ou "simple" paysan cultivant sa terre. Tant que vous ferez une distinction qualitative entre Mitchell et les autres, seulement parce que ce Mitchell est connu, vous n'aurez pas intégré les prémices nécessaires pour aborder l'étude des ovnis.
Parlons de neutralité maintenant : je trouve assez comique qu'un intervenant se targue de donner des leçons de vraie neutralité tout en choisissant de se faire connaître par le pseudo "antisceptique" (et j'ajoute que personnellement, je ne me prétends pas du tout "sceptique"). C'est un peu comme si, sur un forum de débats sur la situation au Proche-Orient, un utilisateur se faisant appeler "Anti-sioniste" ou "anti-palestine" venait s'insurger "le plus impartialement du monde" contre un avis qui ne lui plaît pas.
Pour terminer, mon premier commentaire, à la suite du billet de Jérôme, ne concernait que cela : le billet de Jérôme, c'est-à-dire les "révélations" de Mitchell. Il y a quelques années, j'aurais peut-être pu être encore étonné des réactions de "Antisceptique", par la manière dont il étend la discussion à toute l'ufologie telle qu'il croît qu'elle doit être menée, en la réduisant à une querelle "pour ou contre l'hypothèse extraterrestre radicale". (j'appelle "hypothèse extraterrestre radicale" celle qui implique que les extraterrestres sont déjà parmi nous et se déplacent dans des vaisseaux spatiaux et sont déjà repérés, connus (voire, ont déjà rencontré au au moins une fois), les "puissants" de notre monde).
Le plus amusant (mais en fait, ça ne me fait pas rire du tout, je trouve même cela franchement grave), c'est que pendant qu'on s'excite entre amateurs de conspirations sur les déclarations mirobolantes d'un Mitchell en mal de reconnaissance publique (et peut-être, si vous me permettez cette supputation, à la recherche d'un nouveau contrat avec un éditeur pour recommencer le coup des mémoires frelatées dopées aux hormones soucoupiques), il y a des gens sincères et ébranlés parce qu'ils observent dans le ciel des choses qu'ils n'arrivent pas à s'expliquer. Prendre au sérieux ces personnes, leur montrer du respect, parler à leur intelligence et ne pas leur farcir l'esprit de supputations terribles sur une grande conspiration mondiale, c'est là une première étape, cruciale, dans une démarche qui se réclame proprement ufo-logique. Avec ses déclarations, Mitchell fait exactement l'inverse de ce qu'il faut faire, et répand de fausses croyances auprès d'un large public de personnes honnêtement intéressées par le sujet, et qui, à l'origine, voulaient juste savoir de quoi il pouvait bien retourner.
Un dernier point, et puis je m'arrête, à propos du témoignage humain et de sa valeur. Bien sûr, il faut respecter le témoignage, mais le témoignage à lui seul n'est JAMAIS suffisant. Si c'était le cas, dans les procès de justice, on ne s'embêterait pas à chercher des preuves tangibles, des indices précis pour corroborer ou infirmer les déclarations du témoin. Le seul domaine dans lequel le témoignage se suffit à lui-même, c'est en matière de religion, où il est expressément demandé de "croire" (j'espère qu'Antisceptique n'est pas entré en ufologie comme d'autres en religion, n'est-ce pas ?). Par quelle curieuse tournure d'esprit peut-on en arriver à considérer que, pour ce qui est de l'ufologie, le seul témoignage d'une personne suffit à emporter la conviction des enquêteurs ? Sur cette question, je vous encourage FORTEMENT à vous documenter, par exemple en lisant le long travail de Michel Carrouges qui avait paru dans INFORESPACE (sans doute le n°50, mars 1980). Hélas, en ufologie, on ne compte plus les convictions forgées UNIQUEMENT sur l'avis de l'enquêteur quant au témoin qu'il a rencontré : "le témoin me semble tout à fait sincère, son témoignage est donc fiable" (ah bon...). Une variante encore plus curieuse (dont un auteur conspirationniste français s'est fait le spécialiste) : "J'ai dîné avec untel, je peux vous dire qu'il est fiable et tout à fait honnête" (comprendre : toute personne qui oserait émettre des doutes sur ses déclarations ne pourrait donc être qu'un désinformateur à la solde du gouvernement).
@+
Greg
Bonjour Greg,
Merci pour ce commentaire, que j'approuve tout à fait.
Pour info, l'article de "Michel Carrouges" ("Les invariants de Quarouble", Inforespace n° 50, mars 1980, pp. 3-9) est typique de l'approche "socio-psy" des "nouveaux ufologues" de cette époque. Carrouges (pseudo de Louis Couturier), au travers d'une analyse psychologique des récits de l'affaire de Quarouble, y met en évidence le "renversement" du 2ème témoignage de Dewilde (10 octobre 1954), comme un "négatif" de son 1er (10 septembre). Même si l'on a du mal à voir à quelle conclusion concrète Carrouges peut arriver et même si l'on peut trouver ses interprétations psychologiques un peu tirées par les cheveux par moments, la lecture de l'article donne indéniablement la conviction que l'effet "miroir" entre ces 2 épisodes peut difficilement être anodin. Paradoxalement, Carrouges conclut que cette "compensation" du 2ème témoignage de Dewilde constitue une véritable preuve qu'un épisode traumatisant l'a bel et bien frappé le 10 septembre. Il aurait été intéressant d'avoir son avis sur les récits bien plus énormes, à la Star Wars, que tiendra Dewilde par la suite.
Hello Jérôme,
j'ai vérifié ma collection INFORESPACE, en fait je parlais du Hors-Série de 1977, titré "Les témoins", dans lequel on trouve entre autres choses un long article de Michel Carrouges sur "le phénomène 'témoins' ", article qui passe en revue plusieurs cas d'observation rendues difficiles à appréhender à cause des alterations de perception des témoins, et qui se termine par des recommandations sur l'art et la manière de recueillir un témoignage.
@+
Greg
Bonjour,
Non, elles n'aident pas vraiment à crédibiliser l'ufologie. Par contre elles sont vraiment efficace pour décrédibiliser Edgar Mitchell aux yeux de la communauté scientifique...
Sceptiquement vôtre,
C'est embarrassant, et en même temps passionnant. Je suis un admirateur de l'énorme communauté d'astronautes, d'ingénieurs, de techniciens, d'ouvriers qui a constitué le programme Apollo.
Et je serais désolé d'apprendre qu'Edgar Mitchell travaille son image médiatique en vue de gains sur une publication douteuse. Je ne suis pas dans son esprit pour y lire ses mobiles.
Je fais partie des dubitatifs, qui voient un mystère coriace à éclaircir, à défaut de la fameuse rencontre, pour le coup « choc de civilisations » officielle avec des équipages venant de si loin, trop loin pour notre vision des possibilités connues de notre plus proche système solaire.
Ce qui m'intéresse ce serait l'approche sociologique du milieu astronautique avec ses Mythes porteurs d'une vision de l'Univers, en particulier des pionniers russes, allemands, et des équipes américaines d'après-guerre, que pensaient les Tsiolkovski, Oberth, et Von Braun de la problématique d'une civilisation extra-terrestre, et sa "nécessaire" nature technologique. La dynamique apportée par cette vision réconfortante pour les ingénieurs et les techniciens qui se retroussent les manches constitue un élément fondateur, comme un mythe fondateur.
Mais cela ne veut pas dire dans mon esprit « Illusion » . Car on ne peut pas préjuger de la qualité du regard et des expériences des ces grands personnages, sinon favorablement.
J'appellerais cela "terrain favorable" à toute révélation de rencontre du troisième type.
J'avoue que j'ai pris connaissance de leurs déclarations bien affirmatives sur des observations personnelles, toujours bouleversantes. Cette conviction a finit par faire partie de leur culture.
Je les relis toujours avec le plus grand respect, même si moi-même je n'ai que de vagues points lumineux et étranges dans la nuit à signaler, étranges par leurs trajectoires déroutantes, sans jeu de mot.
Je relis et visionne des documents sur des observations de la base de White Sands, oui il y a du grain à moudre, mais le regard que j'y porte et les relations à faire avec le mode de vie, l'influence du lieu, portent des leçons qui vont plus loin que toutes ces vaines polémiques sur des photos toujours trop floues, frustrantes.
Il s'agit d'expériences, de vies en évolution accélérée avant d'être de simples témoignages.
Alors comment relier les paroles d’Edgar Mitchell à toute cette épopée, cet héritage prodigieux si riche en anecdotes, en incidents étranges, toutes ces expériences humaines qui dépassent de si loin mon quotidien. Dans quelle atmosphère baigne-t-on quand on y vit ?
Beaucoup de détails nous en échappent.
Jean-Michel