RR0 on Facebook
Par Javarome le mardi 14 octobre 2008, 23:25 - Ufologie - Lien permanent
Sans forcément avoir un compte dessus, vous avez probablement entendu parler de Facebook, le nouveau réseau social à la mode. Et pour cause, avec plus de 100 millions d'utilisateurs dans le monde (oui, vous avez bien lu) et le rang de 4ème site web le plus visité de tout l'Internet, le détroneur de MySpace semble avoir gagné la bataille. La question se pose donc : faut-il "y être" ?
Bien sûr que vous êtes libre, que vous n'avez pas à "y être" parce ce que c'est la mode ou je ne sais quoi. Pas plus que vous n'aviez à acheter un téléphone portable parce que c'était la mode, ou souscrire à un abonnement Internet parce que c'était la mode... sauf que ce ne sont plus des modes aujourd'hui, mais des modes de vie.Difficile de s'en passer, car nous avons fini par baser une partie de notre vie "sociale" dessus (les guillemets car certains rechignent encore à parler de véritable relation sociale tant quand il n'y a pas de relation face-à-face).
Facebook n'en est pas encore là mais en prend le chemin : il détient le plus grand nombre d'abonnés, a détrôné son principal concurrent MySpace (cantonné principalement dans une niche musicale) et a suscité l'adoption d'acteurs majeurs de la société issus des secteurs artistiques, mais aussi politiques, professionnels ou éducatifs. Un seuil critique où la question de la qualité ne se pose plus : quand bien même émergerait-il un sérieux rival à Facebook (de grosses pointures s'y sont cassé les dents comme Google qui propose désormais d'accès à Facebook depuis son réseau Orkut) qu'il devrait impliquer la migration d'une centaine de millions d'utilisateurs. Comme dans de nombreux domaines, ici, le 1er a avoir atteint ce seuil critique à gagné. Il détient suffisamment d'utilisateurs pour que sa propre évolution soit toujours préférée à une alternative où il faudrait tout reconstruire : les liens tissés entre personnes, sujets, les groupes créés, les dialogues et projets entamés, les logiciels annexes développés, et surtout les réflexes adoptés et de mieux en mieux ancrés.
Il semble donc que, vous le vouliez ou non, vous finirez pas "y être", et RR0 aussi (du moins dans une version future). Parce que Facebook (ou son évolution future) représentera les "pages blanches" de l'Internet, en bien plus sophistiqué bien sûr.
Que vous croyiez ou non à cette prédiction, et en attendant, rien ne vous empêche aujourd'hui de simplement exprimer votre soutien à ce qu'a fait RR0 depuis 2000 en rejoignant la page Facebook consacrée au site (vous devrez pour cela vous créer un compte, si ce n'est déjà fait). Vous y trouverez d'autres lecteurs de RR0 comme vous, pourrez débattre avec eux, avec moi, et vous tenir tout aussi au courant des nouveautés du site que sur ce blog (les 2 sont automatiquement synchronisés entre eux). Peut-être tout cela évoluera-t-il, avec vos commentaires, votre soutien, vos suggestions, et avec l'évolution de Facebook lui-même, vers une véritable communauté des utilisateurs de RR0.

Commentaires
Salut,
Pour information, s'inscrire sur Facebook, c'est aussi accepter ceci :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Facebo...
Extrait :
"le contrat passé avec les utilisateurs de Facebook spécifie que toutes les données entrées sur le site (messages, éléments de profils, photos etc.) ont leurs droits concédés sous licence à Facebook qui a le droit de les utiliser pour ses publicités, de les revendre à des tiers, de les sous-licencier, etc.
De plus Facebook se réserve le droit de les conserver archivées sans limite de durée."
En clair : TOUT ce que vous publiez sur Facebook, appartient à Facebook, indéfiniment.
Bonjour Mike,
Tout d'abord félicitations pour ton blog ufofu, que je considère comme un des meilleurs blogs français sur le sujet.
Concernant la licence Facebook, et comme cela peut arriver dans des affaires d'ovnis, les faits sont corrects mais ton interprétation ne l'est pas. Aucun contenu utilisateur "n'appartient" à Facebook.
La question du transfert des droits sur le contenu des utilisateurs avait aussi été posée pour Google, qui stipulait dans ses Termes De Service (TOS) que l'utilisateur donnait tout droits à Google sur le contenu qu'il pouvait produire en utilisant ses services (des photos via Picasa, des videos uploadées sur YouTube, des documents écrits via Google Docs, tout ce qui était fait via le navigateur Google Chrome, etc.). Beaucoup de gens furent à la fois surpris et scandalisés de voir que Google s'appropriait les droits de propriété de tous de ce qu'ils créaient ! Evidemment, le but de cette clause n'était pas cela : il s'agit simplement d'une clause standard permettant à Google de publier votre contenu à travers ses services (vous pouvez en effet voir les photos, documents, videos d'autres personnes si elles le choisissent dans Picasa, Google Docs, Google Video) et non pas de renier votre droit de propriété. Afin d'éviter toute ambiguité, Google reformula cette clause afin de confirmer, si besoin était, qu'il ne comptait pas s'approprier le contenu de tout le monde
En y réfléchissant cela
semble en effet inévitable : comment un fournisseur de contenu, publiant des
millions de pages, photos, videos créées par des utilisateurs, pourrait se
passer de demander à ces utilisateurs le droit de les publier (via ses moteurs
de recherche notamment) ?
La même chose est arrivée d'autres services en ligne de AOL (Instant Messenger), de Adobe (online editing photo service), Amazon, eBay... et Facebook bien sûr. Concernant ce dernier, la phrase exacte concernée est (c'est moi qui souligne) :
Comme tu le vois, il s'agit d'une revendication de droits d'utilisation, de copie pour archivage (potentiellement à des fins commerciales, il faut bien que la société vive de son service gratuit), mais certainement pas de propriété. Pour éviter d'accorder ce genre d'autorisation de publication, il faudrait éviter d'utiliser les services en ligne en général.
Donc rendez-vous sur la page RR0 !
Bonjour Jérôme,
Au-delà de la question ambigüe de propriété, ce qui me gène le plus c'est que mon contenu puisse être revendu à des tiers à des fins commerciales. Car c'est bien ce qui est dit, on va au-delà de la simple logique d'archivage et d'interopérabilité entre les différents services du fournisseur.
... "distribuer ce Contenu utilisateur, à des fins commerciales, publicitaires ou autres, sur le Site ou en relation avec le Site (ou dans le cadre de sa promotion), de créer des oeuvres dérivées du Contenu utilisateur ou de l'incorporer à d'autres créations, et d'en concéder des sous-licences des éléments cités."
C'est ça qui est choquant, les membres du groupe mettent à disposition gratuitement le fruit de leur réflexions et recherches, et Mr. Facebook s'approprie le droit de prendre ce travail, d'éventuelement le modifier, et de le vendre à d'autres.
En général les services web se financent par la publicité, Facebook, tout comme d'autres "géants", se finance également par la vente de ses profils clients à des fins de ciblage publicitaires essentiellement. On peut trouver ça choquant ou non, c'est selon.
C'est une question de "philosophie numérique", et pour moi Facebook est sur la liste noire des services qui sont à l'opposé d'une philosophie d'ouverture saine et respectueuse envers le consommateur.
Personnellement, et au risque de ne pas faire partie de la hype, je préfère contrôler mon information de bout en bout et la publier sur des plates-formes sur lesquelles j'ai la main à tous les niveaux. Il y a suffisamment d'outils disponibles de nos jours pour mettre cela en place. En voici 3 pour exemple :
http://elgg.org/
http://www.boonex.com/products/dolp...
http://www.phpizabi.net/
Et je trouve cela dommage qu'une référence comme RRO ait sa communauté sur Facebook.. D'ailleurs je ne comprends pas la logique, c'est à des lieues de ce qu'est Facebook. RR0 n'est pas une personne, avec des amis, qui s'envoient leurs humeurs et leurs photos de vacances, qui écrivent coucou sur le "mur" ?!?!
Je pense que tu choisis la mauvaise plateforme. A part le fait que c'est super tendance et que "tout le monde est sur Facebook", je ne vois pas l'intérêt. C'est mon avis personnel, et je te le donne car j'estime énormément le travail que tu fais pour RR0.
Bonjour Mike,
Merci de tes compliments sur RR0.
Pour ma part l'utilisation commerciale par Facebook ne me pose aucun problème dans la mesure où j'en comprends la motivation (financer une infrastructure capable de servir gratuitement plus de 100 millions d'utilisateurs). Il peut essayer de gagner de l'argent avec mise à jour de mon statut, peu me chaut. La licence GFDL sous laquelle est publiée RR0 autorise d'ailleurs tout à fait ce type d'exploitation commerciale, pour peu que la reconnaissance de paternité des textes soit respectée. Mais il n'est de toute façon pas question ici de publier le contenu de RR0 sur Facebook (j'y reviens plus loin).
Maintenant, pourquoi Facebook et pas une des alternatives que tu cites par exemple ? Comme je l'ai dit dans mon billet, simplement parce que c'est le plus "gros". On peut trouver ça désolant, mais c'est ainsi : celui qui atteint la masse critique d'utilisateurs a gagné, indépendamment de ses défauts ou de ses qualités (et accessoirement je ne pense pas qu'il aurait eu tant de succès s'il avait eu des défauts rédhibitoires). Si je ne craignais de saoûler les lecteurs non-technophiles, je citerais les exemples des produits Microsoft qui ont su vendre et se répandre suffisamment avant de faire un produit parfait (MS/DOS était moins bien que OS/2 mais le 1er a gagné, Windows était moins bien que Linux, mais le 1er a gagné). Pour moi la question n'est pas une histoire de qualité, de mode ou de morale mais simplement d'être pragmatique : il ne s'agit pas de savoir si la plate-forme que tu choisis est la meilleure, mais de savoir si c'est celle qui va gagner. Si c'est le cas, il faut l'investir, pour nombre de raisons : être visible, réserver ta place, le faire évoluer dans ton sens, garantir ton futur... et bien sûr (ou l'oublie dans la discussion mais ce n'est pas anecdotique) de bénéficier des avantages qu'apporte une telle plate-forme (j'en parle plus loin). Ne pas le faire (dans le principe, pour Facebook c'est juste ma conviction), c'est un peu comme refuser de figurer dans l'annuaire, d'avoir un téléphone portable (j'en sais quelque chose), d'avoir un abonnement Internet ou de faire une recherche avec autre chose que Google (régulièrement accusé aussi). C'est simple, presque cynique (car je reconnais qu'il y a toujours des défauts ici ou là), mais pragmatique.
Maintenant, que veux dire "investir Facebook" ? Est-ce que les pages de RR0 vont migrer vers Facebook ? Pas du tout. Facebook n'est de toute façon pas adapté à ça aujourd'hui. Il ne s'agit que de créer le réseau social des utilisateurs de RR0, et pour ce faire, il est plus que logique de le faire à travers réseau social le plus utilisé dans le monde (ce qui permet de tisser des liens avec nombre d'utilisateurs de RR0 déjà détenteurs d'un compte Facebook mais aussi et surtout de faciliter l'intégration d'autres dans le futur, de tisser des liens avec d'autres sites, sujets de discussion, projets, personnalités etc. déjà présents sur Facebook). Depuis que je suis sur Facebook, j'ai découvert beaucoup de centres d'intérêt culturels/artistiques, politiques, dans l'actualité auprès d'autres membres, j'ai plus discuté que je ne l'aurais fait d'habitude, parfois avec des personnes à qui je n'aurai jamais soupçonné pouvoir parler. Je trouve qu'il est facile de railler de contenus "légers" sur Facebook, alors qu'on en trouve partout ailleurs sur les sites persos de chacun. D'abord parce que chacun à droit à la légèreté à tout moment ; ensuite parce que c'est regarder par le petit bout de la lorgnette : tisse des liens avec des gens intéressants, et tu verras des contenus intéressants. Là au moins on amène les gens à dialoguer, a tisser des liens de tous types entre eux. C'est pour moi un progrès indéniable, et je ne vois pas comment on pourrait revenir en arrière ou opter pour une alternative impliquant moins de gens et donc moins de liens et moins de contenu divers (y compris contestataire). C'est le contraire de l'objectif d'un réseau social.
De quoi avoir peur ? Que Facebook archive les liens ou les videos que je publie sur son site ? Exploite commercialement ma bio, mes hobbies ? Peu m'importe à la vérité. C'est déjà fait mille fois ailleurs, à travers les pubs que je reçois dans ma boîte-aux-lettres ou les spams dans ma BAL. Je pense vraiment qu'on redécouvre avec le développement d'Internet nombre de maux qui existent déjà avant, mais qu'on ne voyait plus tant on s'y était habitué : les problèmes de fiabilité d'information (Internet grand démon qui donne la parole à tout le monde), de confidentialité (paramétrable d'ailleurs sur Facebook), de censure... Sur ce dernier point d'ailleurs, même je n'ai jamais eu de problème. Je sais cependant qu'il y a eu des protestations, comme il y en a partout (chez Google/YouTube par exemple), mais j'ai aussi vu de tels groupes de protestations... herbergés par Facebook lui-même ! Cela gage d'un minimum de liberté d'expression tout de même. Et si la plate-forme est imparfaite, c'est justement un fort nombre d'utilisateurs qui peut avoir suffisamment d'influence pour la faire s'améliorer. Rejeter un système ou le changer de l'intérieur, c'est un éternel débat. Encore une fois, pour moi la réponse pragmatique, celle qui a un avenir, est évidente.
Bonjour-Bonjour messieurs les spécialistes de la Technocom'...
Alors Mike tu fais de la résistance techno-communicative ?
Plus sérieusement je voudrais comprendre l'intérêt "pragmatique" pour un site excellent comme RR0 à être sur Facebook... D'ailleurs si le contenu ne migre pas vers ce site alors quelle en serait la forme svp ? Une sorte de salon ? Un tchat ?
Je connais par ouï dire le principe mais j'avoue ne pas trop comprendre le but "ufologique" d'y être. Sur ce je vais m'y inscrire de suite !
Nan Mike je plaisante... S'il faut écrire sa biographie, à mon âge cela risque de me prendre vraiment trop de temps.
Quoique...
Bonsoir Odin,
Je ne m'attendais pas à ce débat sur Facebook mais bon, pourquoi pas.
L'intérêt de la page Facebook de RR0 est de... ben représenter RR0 sur Facebook. Ca veut dire que le site RR0 que vous trouvez tous 2 excellent (et je vous en remercie) va devenir visible, trouvable dans une recherche sur le plus grand réseau social du monde. Typiquement des gens faisant des recherches sur les ovnis dans Facebook vont pouvoir trouver cette page RR0 qui possède des liens de RR0.org, ce blog www.Javarome.org et l'initiative ufomatics.org. C'est déjà une bonne chose. Cependant il y a un critère supplémentaire qui joue dans la recherche d'une telle page, à savoir sa popularité : plus d'utilisateurs de Facebook déclareront être "fans" de cette page, et plus elle sera visible (et donc plus ce travail que vous appréciez sera visible).
Ensuite, effectivement, on trouve sur cette page tout un éventail d'instruments de dialogue et de publication. Un forum bien sûr pour initier des fils de discussion sur tel ou tel sujet, des albums de photos, de videos ou bien sûr (traditionnel sur Facebook) un mur ou écrire des déclarations publiques générales. Egalement un notificateur d'événements (qui pourrait servir aux mises à jour, sorties de logiciels, voire événements/rencontres "dans la vraie vie" comme disent certains) et une zone "articles" où divers textes peuvent être écris (qui contient aujourd'hui le contenu automatiquement importé de ce blog).
Mais le plus important à mon sens reste bien la communauté des "fans" (utilisateurs déclarés) de RR0. Cela me permettra de mieux les connaître déjà (et à eux de mieux me connaître) et de pouvoir plus facilement découvrir l'un de l'autre. Je/RR0 vous apporterai des choses et vous apporterez sans doute des choses à RR0 par vos remarques sur cette page mais aussi ce que vous déciderez de publier dans vos propres pages et profils. Je gage que vous avez, vous aussi, des choses intéressantes à dire et à publier.
Mais bien sûr, rappelons-le, vous n'êtes obligé en rien. Vous n'êtes pas obligé d'écrire "votre biographie" quand vous créez un compte
Vous y mettez
tout ce que vous voulez, le minimum étant un nom, qui est généralement votre
vrai nom mais ce n'est même pas obligé (vous pouvez aussi le changer plus
tard). Bref, vous pouvez bénéficier du réseau sans pour autant donner ce que
vous ne voulez pas donner. Mais si construire une communauté des utilisateurs
de RR0 vous paraît intéressant (et sûrement
porteur d'idées que vous avez et que je n'ai pas eue) et si vous voulez rendre
RR0 populaire sur le 1er réseau social, il ne
vous reste qu'à vous inscrire parmi les supporters.
J'imagine donc que vous verrez donc l'intérêt ufologique : en contribuant à faire faire connaître RR0 vous contribuerez à faire connaître une ufologie que vous appréciez, et à lui construire une communauté d'utilisateurs plus visible. Ah et puis tiens, ça m'a donné l'idée d'enregistrer Javar(h)ome dans les blogs connus de Facebook !
Merci Jérôme pour toutes ces précisions.
Cela permettra donc aux personnes qui ont un compte Facebook et intéressées par l'ufologie de créer une communauté virtuelle destinée à attirer d'autres membres de Facebook.
Pour les personnes qui n'ont pas de compte chez Facebook, il faudra s'inscrire et en créer un afin de pouvoir accéder à la communauté RR0. Mais je peux m'inscrire en créant un compte que je nommerais 'ufofu' par exemple et qui ne contiendrait aucune autre info personnelle. Ensuite je peux avoir un module de news par exemple, qui affiche les derniers articles parus sur mon blog. Je peux aussi afficher les news d'RR0, et plein d'autres modules divers et variés. Les gens sur Facebook seront donc au courant de mon activité.
Bon courage pour cette initiative alors et longue vie à RR0.
Salutations
Tout à fait Mike.
Tu trouveras déjà dans la zone "Articles" de la page RR0 des commentaires à propos de ce même billet "RR0 on Facebook". Jean-Michel Abrassart y déclare trouver aussi des qualités à RR0 mais se retenir d'en devenir fan en raison de désaccord sur le scepticisme face au rationalisme.
Chacun peut participer au débat mais évidemment comme ici seuls des propos respectueux et apportant au débat seront acceptés.
Je n'ais jamais compris par exemple la mode vestimentaire.
Pourquoi s'habiller à la mode quitte à porter des couleurs qu'on n’aime pas ?
Là c'est pareil, pourquoi face book ?
Il y a quoi qu'on ne puisse faire soit même avec des outils gratuits et simples à utiliser ?
Pourquoi volontairement se formater comme ça ?
Pourquoi tout le monde suit l'autre ? Chaque être humain n'est-il pas unique ?
C'est incroyable internet permet une liberté jamais atteinte et tout le monde s'empresse d'aller au même endroit que les autres, faire comme les autres ...
De Gaule avait raison, mais il ne faut pas s'arrêter aux Français, tous les hommes sont des veaux semble'il ...
Plus de 10 ans de web, et pas de msn, messenger, face book, myspace, blog personnel, même plus de sites et quand j'en avais c'était pas pour y raconter ma vie qui n'intéresse personne, par contre j'ai toujours tenus à faire les choses moi-même au minimum, à modifié au maximum suffisamment pour que ce soit personnel.
Bonjour Nemrod,
J'ai déjà répondu ci-avant à la question du pourquoi Facebook plutôt qu'un autre. Parce que c'est le plus "gros", et selon moi celui qui a atteint la masse critique qui va lui permettre de "gagner" et donc de constituer le réseau social prédominant. Si on veut créer du lien, c'est sur celui-là qu'il faut être, pas sur ceux où moins de gens se trouvent (et plus susceptibles de disparaître). Peu importe donc ce qu'on peut y faire ou pas, si c'est là que tout le monde sera (vous pouvez avancer que la vie est plus intéressante sur une île déserte, mais il sera plus difficile d'y vivre). Les améliorations manquantes viendront inévitablement, suscitées par l'émulation, les interactions d'un plus grand nombre d'utilisateurs. Comme je l'ai dit également (voir toujours ci-avant), il ne s'agit donc pas de suivre une mode mais d'un choix stratégique (une stratégie qui ne consiste pas pour autant à mettre tous ses oeufs dans le même panier, en ne plaçant qu'une page d'accès RR0 sur Facebook et pas le contenu du site).
Maintenant quant à la réflexion philosophique sur le pourquoi de la mode, pourquoi il semble que les gens sont "suivistes", cela sort certainement du cadre de ce blog. Mais d'une manière générale, je pense qu'en prenant du recul et en regardant l'humanité comme une entité, on peut envisager qu'il s'agit simplement d'explorer des voies d'une évolution nécessaire et pour ce faire de mobiliser une partie suffisante de ses membres. Vous pouvez toujours choisir de ne pas faire partie de cette portion évolutive (qui peut réussir ou échouer) mais si elle réussit, vous aurez plus de mal à survivre, naturellement (j'ai cité les exemples d'Internet que vous avez adopté, ou du télephone portable). Il est difficile au moment où elles émergent, de distinguer une "mode" d'une évolution qui sera solidement adoptée. On peut bien sûr penser que ce qui réussit n'est pas forcément souhaitable (la crise financière est par exemple issue d'un modèle qui a très bien marché) et des alternatives pourraient se révéler salutaires. Il ne tient qu'à vous de proposer une autre voie qui remporte une adhésion suffisante pour être véritablement explorée (car un "suivisme" minimal est justement nécessaire à une expérimentation probante).
"J'ai déjà répondu ci-avant à la question du pourquoi Facebook plutôt qu'un autre. "
Ma question porte plutôt sur le "pourquoi ce besoin d'uniformité?".
Sinon désolé, mais des communautés se sont montées bien avant facebook et compagnie, l'énorme différence c'est qu’elles se contruisent avec et par les gens qui la constituent.
Elles n'enrichissent personne utilisant des logiciels libres et gratuits, ou carrément créés par les acteurs de la communauté.
La différence peut paraître minime, mais elle me semble essentielle.
D'un coté on dénonce des choses (hégémonie, trust, rien n'est gratuit, etc) de l'autre plutôt que de faire le moindre effort (le html n'est dur à apprendre, avoir quelques bases en php pour modifier un script non plus, et justement les communautés existent et chacun profite de l'expérience des autres.) on y plonge la tête la première.
Après c'est bien de vouloir une ufologie sérieuse qui ne part pas dans tous les sens, je ne peux sincèrement et logiquement m'y opposer, mais inversement c'est du tout maché.
Encore aucun effort à fournir, on pense et cherche pour moi.
Sans compter que d'autres franges ufologiques feront inévitablement la même chose, et on retombera dans le même schéma.
On aura gagné quoi ? Rien .
On aura perdu quoi ? Du temps et un peu plus de liberté, un peu plus l'envie de faire quelque chose soit même, un peu plus le gout de l'effort, un peu plus d'esprit critique.
Je pense que la réponse est la même parce que la question est finalement la même : l'uniformité, c'est tout le monde qui adopte la même chose, et cela revient à demander pourquoi on choisir le leader (des réseaux sociaux ou autre). J'ai donc donné ma réponse sur la raison de ce choix : stratégique/pragmatique.
Je ne dis pas que des communautés ne se sont pas montées avant Facebook. Je dis que Facebook est arrivé le 1er à atteindre une masse critique d'utilisateurs (je peux toujours me tromper, mais je ne pense pas). Ce n'est donc pas le 1er arrivé qui gagne, mais le 1er qui atteint le niveau de "suivisme" critique. Je pense aussi que ta description de Facebook, opposé à des alternatives "libres", "gratuites", construites "avec et par les gens qui la constituent" n'est pas juste : Facebook est aussi gratuit, aussi basé sur de l'Open Source, et publie le code source de sa Facebook Open Platform par exemple, sous une licence Open Source (CPAL, approuvé par l'OSI malgré le débat sur le "badgeware") et surtout son contenu et les contributions de ses utilisateurs constituent évidemment sa première richesse, comme tout les réseaux sociaux. Je suis tout à fait d'accord sur la consternation que peut susciter la publication de choses qui n'intéressent à priori pratiquement personne ("voilà ce que je suis en train de faire", "voilà ce que j'aime", "comment vous me trouvez ?", etc.) mais, outre le fait que cela représente aussi une liberté à respecter (chacun à le droit à la futilité, à se chercher, à chercher l'avis des autres, et qui sait ce qu'il pourrait en ressortir d'intéressant), il me semble que cela devient quelque chose de plus en plus marginal. Au début les gens font çà parce qu'il se savent pas quoi faire d'autre ; ils ne savent pas utiliser l'outil, ne voient pas vraiment ce qu'ils pourraient en faire. Et puis avec le temps, le contenu et les échanges acquièrent plus de fond, deviennent plus intéressants. C'est ce que je ressens sur Facebook. Mais ce n'est aucunement son apanage : on trouve du futile comme de l'intéressant sur n'importe quelle plate-forme, y compris le web de base. Et comme je le disais, c'est peut-être aussi simplement l'effet des liens que l'on crée : si on se lie à des gens intéressants, on échangera des choses intéressantes. Mais je digresse...
Concernant l'effort, il faut qu'il ait du sens. Je sais faire du HTML, du PHP, des bases de données et tout ce que tu veux. C'est mon métier, et s'il est une chose qu'on y apprend, c'est à éviter les efforts inutiles, ne pas réinventer la roue. A quoi rimerait de s'embêter à recréer, reconfigurer un service déjà existant (et gratuit) ? Je suis pour l'effort, j'en ai fait quelques uns (au travers de RR0.org, ufomatics.org), mais non pas motivé par le goût pour l'effort dans l'absolu (l'effort pour l'effort) ou l'envie d'apprendre une technologie (ce qui n'est pas la vocation de la majorité des gens, il faut s'en rappeler), mais parce que ce que je voulais créer n'existait pas. Ce qui importe justement pour construire du contenu sérieux et de valeur, c'est de ne pas passer son temps à construire la forme. Le "tout prêt", le "déjà maché" ne concerne pas le contenu mais ce qui permet de le créer justement (son receptacle, les services proposés). Comment pourrait-on reprocher de fournir à des gens ce qui leur faut pour publier leur propre contenu ? Un réseau social n'est pas fait pour "penser pour nous", mais pour nous permettre de mettre nos pensées, nos contenus en relation. Il ne crée pas de contenu, mais ne nous demande qu'une chose : de le créer. Où est le problème ? La critique est un contenu comme un autre, et je ne vois pas en qupo elle serait compromise par un changement de support (à mon avis plus efficace) ?
"MS/DOS était moins bien que OS/2 mais le 1er a gagné, Windows était moins bien que Linux, mais le 1er a gagné"
C'est bien cela qui me dérange. Ceux qui appliquent la devise "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué" je ne pense pas que ce soit juste pour enquiquiner le monde. Il ya sùrement une autre raison derrière tout ça.
Le formatage de la pensée humaine a commencé depuis bien longtemps avec la télé, les médias, la presse etc...
J'ai un peu de mal encore à vouloir adhérer à quelque chose parceque tout le monde le fait ou va le faire.
Bonsoir Chris (ou Donald ?),
Effectivement, je comprends tout à fait que l'adhésion d'une majorité ne constitue pas en soi le 1er critère du choix d'un outil. Et c'est un avis que je partage (par exemple j'ai toujours utilisé Mozilla, puis Firefox et jamais Internet Explorer). Mais ce n'est pas ce que je dis. Ce que je dis c'est que quand le choix d'un outil peut mettre en cause ce que vous voulez faire avec (ie quand le choix d'un réseau social peut limiter ou non le succès de votre réseau), c'est un critère qui s'impose. Et ce malgré divers défauts qu'on pourrait y trouver (par exemple j'aimerai bien que Facebook supporte les APIs d'OpenSocial mais le fait qu'il ne le fasse pas ne change rien à sa position dominante, et je comprends très bien qu'ils ne le fassent pas d'un point de vue commercial, puisqu'ils auraient tout - leurs utilisateurs - à y perdre).
Maintenant sur la question de ceux qui font plus compliqué que ceux qui réussissent. Evidemment il s'agit d'une caricature, la règle que j'énonçais dans un commentaire précédent s'appliquant presque toujours : toute création est motivée par un besoin, quelque chose qui n'existe pas. Quand Linus Torvalds a créé Linux à peu près à l'époque où sortait Windows 3.0 (une version qui commençait seulement à être un peu utilisable), c'était parce qu'il ressentait le besoin d'un système Unix léger. Rien à voir avec Windows donc. Le but n'était pas de faire la même chose que Windows. S'il y a différents systèmes d'exploitation (OS) c'est avant tout parce qu'il y a eu besoin de répondre à des besoins différents, avec des contraintes différentes (de performance notamment, qui évolue très rapidement). On peut trouver qu'un OS est meilleur qu'un autre, mais ce n'est qu'une manière de dire qu'il est plus adapté à vos besoins d'utilisateurs qu'un autre. Ceux qui utilisent une distribution Linux ne sont pas plus chanceux que ceux qui utilisent Windows, ils ont des besoins différents (et vice versa). C'est pour cela qu'un utilisateur Windows n'est généralement pas satisfait par Linux et vice versa... jusqu'à ce que jes 2 univers se rejoignent quand ils décident de répondre au marché le plus porteur du grand public, qui cherche des choses simples : les distributions Linux intègrent alors des interfaces graphiques plus "user friendly", les Mac offrent la possibilité d'exécuter des applications Windows, etc.
Le "formatage", "l'uniformisation" ne sont donc que la conséquence d'une recherche de solution pour le plus grand nombre. Vous avez toujours le choix de faire partie ou non de ce nombre, de la majorité ou non. Mais il est vrai qu'il est toujours plus difficile de (sur)vivre dans une minorité. En tous cas, quand il s'agit de parler, tisser des liens avec le plus grand nombre (et tant que mon discours n'est pas contrôlé), vous comprendrez que je suive le même choix que la majorité.
Ce qui est formidable, c'est la levée de boucliers (à mon avis justifiée) qu'a occasionné Edvige et l'engouement que suscite facebook.
Que des méchants policiers fichent l'ensemble de la population, cela scandalise tout le monde, mais dans le même temps, chacun trouve hypercool d'alimenter volontairement le fichier le plus large, le plus intrusif, le plus complet, le plus accessible et le moins réglementé qui ait jamais existé.
Bonsoir Antoine,
On a souvent entendu cette réflexion, effectivement. Il y a cependant une différence de taille entre un fichier comme Edwige (ou son remplaçant EDVIRSP, appelé "Edwige 2") et Facebook. Comme vous le rappelez, dans ce dernier les informations sont rentrées volontairement par les personnes concernées, qui assument donc toute exploitation qui pourrait en être faite (modulo les différentes visibilités qu'ils accordent aux différentes informations via la configuration de Facebook, on oublie tout le temps de le dire). Je ne vois pas là de côté "intrusif". Cependant il est vrai que, dans un cas comme dans l'autre leur fiabilité n'est pas garantie : n'importe qui peut y prétendre être une personne célèbre, détenir tel diplôme ou travailler dans telle boîte par exemple, mais comme n'importe où ailleurs sur le web ou dans le "monde réel" (sur un CV, etc.). Rien ne permet aujourd'hui de faire l'économie d'une vérification et d'un recoupement des informations.
(Décidément il faut que je change la catégorie de ce post
On est
décidément plus dans l'ufologie)
Pour répondre à jérome et mieux m'expliquer, je vais faire en plus court:
Ce que fait facebook, ça existé bien avant (et jérome le sais bien, je sais), ma question, ce que je ne comprends toujours pas, c'est pourquoi tous aller sur facebokk à la place d'avoir plein de petits équivalents à facebook partout ?
Si facebook vois ses serveurs en panne, hop plus rien.
Après c'est sensé être communautaire, mais ça semble plus être du marketing, qu'un désir de relier les gens, et rr0 s'en sert d'un point de vue marketing.
Donc encore une fois ce n'est pas pour moi une communauté, où l'on va parce que s'y trouvent des choses qu'on cherche.
C'est un truc à la mode où si tu n'y es pas t'es pas branché, voilà pour le quidam qui n'a rien a vendre, placer, faire voir.
Tiens je lisais un article sur ru89 l'autre jour qui me donné exactelment cette sensation:
http://www.rue89.com/grecherche/?as...
Sinon comme je le disais facebook c'est "nouveau", c'est "une autre façon de faire", mais si tout le monde y va ça devient exactement comme avant...
Rien n'en sortira on déplace ailleurs les mêmes choses bonnes et mauvaises, et on recommence, ce n'est qu'une affaire de temps.
D'autant plus que c'est généraliste, de petites communautés plus spécialisées seraient plus utiles pour qui cherche quelque chose de précis, et rien n'empêche d'être ouvert et communiquer avec les autres communautés et le monde.
Salut Nemrod,
Tout d'abord, je pense que tu n'as pas compris l'argument de la taille qui est que, pour un réseau social, le plus important est d'avoir une capacité à relier le plus grand nombre de personnes possible. Donc prendre un "petit équivalent" de Facebook ne m'apportera qu'un petit nombre de personnes. Si cet équivalent choisit en plus de se spécialiser dans un type de communauté c'est encore pire, puisque je ne pourrai atteindre que des gens ayant un profil très restreint (passionné d'ovnis par ex.) alors que je pense que c'est tout le contraire qu'il faut faire : reconnecter l'ufologie avec la science institutionnelle (pour la rationaliser - sans être rationaliste pour autant - la crédibiliser, et combler ce fossé d'a prioris entre croyants et "sceptiques"). Quand bien même les "ufologues" voulaient se réunir en groupe(s), c'est tout à fait possible sur Facebook (de tels groupes y existent déjà en fait), mais RR0 ne vise pas à s'adresser à un groupe en particulier. Il s'adresse à tous ceux qui sont intéressés par l'inexpliqué (ufologie, paranormal, cryptozoologie, surnaturel...) quelle que soit la "case" où on peut les ranger (et où ils se rangeraient eux-mêmes).
Concernant la fiabilité : si on reste théorique, je ne vois pas la différence : si Facebook voit ses serveurs en panne, hop plus rien effectivement. Mais la même chose pour n'importe quelle alternative que tu proposerais. Un des petits serveurs dont tu parles tombe et hop, plus rien aussi. Enfin, ce n'est pas tout à fait la même chose en pratique. Parce que servir plus de 100 millions d'utilisateurs ce n'est pas la même chose que de servir une petite communauté. Outre le fait que Facebook conserve pendant un certain temps des sauvegardes de tes informations (ce qui a motivé en partie des termes de la licence d'utilisation qui inquiétait Mike) pour pouvoir les restaurer en cas de problème, il est évidemment bien moins probable que le crash de 1 serveurs sur 2000 de Facebook affecte tes données, alors que c'est bien plus probable pour 1 crash sur 5 serveurs que pourrait avoir ta petite structure. De plus, une telle petite structure n'aura pas forcément les moyens financiers de survivre à un gros problème alors que Facebook sera toujours sauvé et financé vu le potentiel qu'il représente. C'est un peu comme si tu disais qu'il ne faut pas utiliser les services de Google (qui est devenu incontournable, lui) parce que si un serveur de Google se crashe, tout est perdu. Evidemment, Google a une politique de sauvegarde (et réplication, etc.) des informations qu'il héberge. L'idée du "si ça crashe tout est perdu" est un mythe, dès qu'on parle d'un service un minimum professionnel, qui gère systématiquement des sauvegardes. Toutefois je suis d'accord sur le fait qu'il manque une fonction d'"export" de ses données dans Facebook (pas tant pour la sauvegarde que pour aller les placer ailleurs), mais encore une fois je comprends (cyniquement) pourquoi : dès qu'il le feront floriront des applications de conversion de ces exports vers les autres réseaux sociaux concurrents. Mais on rejoint là l'absence de support (à ma connaissance) de Facebook pour OpenSocial.
Enfin sur l'argument de la mode, j'ai déjà répondu. Je pense et que tu es un peu victime du syndrome de "ce qui est populaire est forcément à fuir". Tu vois du Facebook partout et ça te gave, ce que je peux comprendre. Mais ce n'est pas la démarche pragmatique que j'essaie d'adopter et ce n'est évidemment pas parce que quelque chose marche bien ou "est à la mode" qu'il est mauvais ; et là en l'occurrence, encore une fois, je ne m'attache pas à la qualité mais à la quantité (le nombre d'utilisateurs). La qualité ou l'absence de contenu intéressant que tu décries ne dépend pas de Facebook, mais des utilisateurs. C'est à eux qu'il faut te plaindre, ou interagir avec des utilisateurs plus intéressants. Et je pense vraiment qu'une plate-forme de réseau social comme Facebook (ou autre, là c'est l'idée qui compte) franchit un pas au-delà du web de base, en passant de simples pages reliées à des réseaux d'utilisateurs qui peuvent maintenant "se voir", se regrouper, se retrouver, se trouver par affinités, et dialoguer, commenter, discuter les données du net, et en permettant la création d'applications exploitant ce nouveau niveau de données.
Je comprends pas pourquoi "rien ne ressortira" de Facebook mais pourrait ressortir de plates-formes sociales alternatives. Ce qui "ressort" ne dépend-il pas du contenu, des utilisateurs eux-mêmes ? Pourquoi le fait que "tout le monde" y soit poserait-il problème ? Es-tu sur Facebook et l'as-tu testé ?
"Donc prendre un "petit équivalent" de Facebook ne m'apportera qu'un petit nombre de personnes."
Oui justement c'est la qualité qui prime, une communauté par définition se démarque, une passion en général en est à l'origine sur internet.
Là c'est quoi ? Un annuaire amélioré ?
"Mais la même chose pour n'importe quelle alternative que tu proposerais. Un des petits serveurs dont tu parles tombe et hop, plus rien aussi."
Oui mais pas l'ensemble des communautés, il ne faut jamais mettre tous les oeufs dans le même panier.
"C'est un peu comme si tu disais qu'il ne faut pas utiliser les services de Google (qui est devenu incontournable, lui) parce que si un serveur de Google se crashe, tout est perdu. "
Il faut dire que je ne m'en sers pas non plus en dehors du moteur de recherche ...
Un vrai homme de Cro-Magnon, pas de msn ni compagnon quelconque, pas de portable, pas de skype, pas de blog, de myspace, de facebook rien de tout ça.
Et pourtant je ne manque pas d'amis je vis, je suis sur le web et tout.
"je ne m'attache pas à la qualité mais à la quantité "
C'est exactement là que se situent nos différences.
"Je comprends pas pourquoi "rien ne ressortira" de Facebook mais pourrait ressortir de plates-formes sociales alternatives."
Un est purement commercial et donc obeis aux lois du commerce avec les limitations qui vont avec, no limit pour l'autre.
"Pourquoi le fait que "tout le monde" y soit poserait-il problème ?"
Ce n'est pas un problème mais ça me fait me demander pourquoi tant de gens veulent être libre, et dès qu'il le sont ils cherchent où vont les autres qui s'empressent de retourner vers un autre géolier, et les suivent ?
Pourquoi ne pas couper les ponts ? Pourquoi ne pas créer plutôt de retomber dans une exploitation par simple flegme ?
"Es-tu sur Facebook et l'as-tu testé ?"
Non et non, j'ai visité histoire de ne pas mourrir idiot, et n'en perçoit toujours pas l'intérêt, tout ce qu'on peut y trouver je le pratique ailleurs depuis longtemps.
Il faut dire que ça fait 10 ans que je suis dans ce qu'on peut appeler une communauté et qu'on fait l'inverse : tout pour ne pas être trouvable.
Cooptation et ça marche bien.
Nemrod,
Encore une fois rien te t'empêche de créer une petite communauté, même privée (requierant la cooptation) sur Facebook. La différence est que 100 millions de membres potentiels pourront y prétendre plutôt que 1000 (ou je ne sais pas quelle est la taille de ton réseau social). Facebook n'est pas un groupe de 100 millions de personnes, mais une plate-forme permettant à ceux-ci de faire les groupes, les pages, les projets, etc. qu'il souhaitent.
Sur les oeufs dans le même panier, ça n'a pas non plus de sens : soit tu choisis plusieurs petits oeufs mais tu es obligé de refournir toutes tes informations, de retisser des liens sur chacun (d'où l'intérêt d'un réseau social unique), soit tu ne choisis qu'un seul oeuf, et mieux vaut prendre le plus gros.
Concernant la quantité plutôt que la qualité, je conçois que la phrase, sortie de son contexte, peut paraître choquant. Mais si tu y ajoutes la phrase qui suivait dans mon commentaire ("La qualité ou l'absence de contenu intéressant que tu décries ne dépend pas de Facebook, mais des utilisateurs"), tu devrais comprendres ce que je voulais dire : la qualité du contenu ne peut être que le produit de ceux qui le produisent, toi, moi, les utilisateurs en général. La motivation commerciale de Facebook n'influe en rien ce qu'ils créent.
Ta résistance est impressionnante (je peux la comprendre : je n'aimes pas les portables, je trouve MySpace sans intérêt... mais ça ne m'empêche pas d'avoir acheté le 1er la semaine dernière et un compte sur le 2nd) mais je pense qu'elle a plus un fondement philosophico-politique, qui est tout à fait respectable.
P.S.: Je pense que ce fil de discussion commence à tourner en rond, dans la mesure où J'ai répété dans ce commentaire plusieurs choses que j'avais déjà dites dans des précédents. Je ne validerai donc plus que des remarques apportant des réponses nouvelles.
Hello,
juste un témoignage : je suis sur Facebook depuis un peu plus d'un an. J'ai déjà utilisé d'autres "sites sociaux" par le passé. Je dois avouer que FB est le meilleur à mon avis, le plus simple à utiliser, et surtout celui qui permet le mieux d'exprimer sa propre personnalité, dans le sens où votre page Facebook peut très vite ressembler à ce qui vous intéresse et vous motive, alors que la page Facebook de tel autre ami n'y ressemblera pas du tout.
Typiquement, j'utilise beaucoup FB pour deux choses :
- Transmettre des informations en y signalant les lectures d'articles online qui m'intéressent et en les commentant (mes "amis" peuvent alors, à leur tour, ajouter leurs commentaires). Dans son fonctionnement, ça ressemble finalement beaucoup à une liste de discussion ou un forum.
- Annoncer des événements et y inviter mes "amis", ceux qui le veulent peuvent déclarer qu'ils viendront, ou pas. L'air de rien, ça m'a déjà permis de rencontrer deux ou trois personnes.
Un autre intérêt de ce site, c'est qu'il a un effet de "décompartimentage" des gens : j'en apprends soudain plus sur des gens que je ne voyais avant que comme "sceptique militant" ou "croyant militant", et dont je découvre d'autres aspects aujourd'hui. De la même manière, j'imagine que les gens qui sont mes "amis Facebook" en savent plus sur qui je suis vraiment, que les lecteurs de mon blog (blog dans lequel je ne prends pas la peine de poster tout un tas de petites choses pourtant intéressantes, et qui peuvent être publiées sur Facebook en 2 clics à peine).
Vous parlez d'uniformisation. Mais c'est une uniformisation uniquement technique alors, mais pas sociale. De la même manière, il devait y avoir des grincheux pour regretter l'avènement du téléphone au début du 20ème siècle, d'un seul coup tout le monde se mettait au téléphone, dans un grand mouvement d'uniformisation. FB est avant tout une plate-forme technique d'échange. Est-ce qu'on dit des gens qui contribuent à la Wikipedia qu'ils sont "uniformisés", parce qu'ils utilisent tous la même plate-forme technique ?
Bien sûr, si Facebook pouvait être une plate-forme opensource, à la manière de la Wikipedia, ce serait formidable. Mais bon, pour le moment un Facebook commercial ne me dérange pas : tout y est gratuit à l'intérieur, et on ne peut pas dire que les petites publicités qui s'y trouvent soient invasives (et puis c'est normal je trouve, que les créateurs du site essaient de générer de l'argent pour financer la maintenance de tous leurs serveurs).
Salut Greg,
Facebook n'est pas entièrement open source mais encore une fois comporte des parties notables en Open Source.
Salut,
le débat semble clos depuis un moment déjà et il me semble qu'un point important à mes yeux n'a pas été abordé : l'indépendance de Facebook.
Voici un lien intéressant au sujet des connexions supposées entre Facebook et la CIA :
http://www.datingwatch.org/2007/12/...
Par ailleurs on a pu voir dernièrement à travers les déclarations de certains ministres (la primeur de l'annonce par NKM de sa grossesse) et autres personnalités françaises de premier rang que même le notre gouvernement actuel plébiscitait ce site.
Ce qui n'est pas en soi une preuve d'indépendance dans un sens comme dans l'autre.
Pour résumer mon avis,
1°) je pense que le contrôle d'un site de réseau social comme facebook peut se révéler un outil de renseignement d'une efficacité redoutable.
2°) il existe un tas d'alternatives (oh, surement un peu moins 'tendance') qui fournissent avec un niveau de qualité au moins équivalent les fonctions recherchées.
3°) Il existe de gros doutes quant à son indépendance.
Bien sûr ces reproches ne reposent pas sur des preuves indiscutables.
Sans être un lecteur assidu de RR0, il m'arrive d'y faire un tour de temps en temps et jusque là il m'a semblé pouvoir distinguer une approche sérieuse ainsi qu'une certaine indépendance nécessaire du point de vue. Et j'apprécie.
Malheureusement s'affilier à un site aussi douteux que facebook ne me semble pas être la meilleure façon de défendre ces valeurs.
Je pense que l'attitude à adopter avec Facebook est la prudence.
Je ne crois pas une seconde que Facebook devienne un jour l'équivalent des pages blanches à une échelle mondiale. Simplement parce-que des gens comme moi ne s'y inscriront jamais (Facebook ne pourra donc être exhaustif, ce qui me parait une qualité nécessaire pour postuler au remplacement des pages blanches) tant que ce site ne donnera pas tous les gages quant à son indépendance, aussi parcequ'un tel outil serait alors (utilisé à l'echelle planetaire) une dangereuse arme de controle à ne pas laisser entre toutes les mains (de préférence pas celles de sociétés privées à but lucratif), et enfin parceque l'utilisation qui en est faite à l'heure actuelle ne me parrait pas avantageuse :
tout ce que procure Facebook en échange du maximum de renseignement sur notre vie personnelle qu'il est de bon ton de lui fournir, c'est de pouvoir se construire la plus longue liste d'amis virtuels...
Bonjour Kwixi,
Je ne vois pas tant de nouvelles choses dans ton commentaire que ce qui a déjà été discuté. Je crains que ce ne soit encore que conspirationnisme et caricature.
Je ne me aucune illusion quant à la capacité de récupérer mes données personnelles si jamais un jour la CIA décidait soudainement de s'intéresser à mes photos de vacances ou mes derniers commentaires sur une video youtube. Mais je ne vois pas en quoi cela diffèrerai de n'importe quelle agence, publique ou privée, américaine, française ou autre, disposant de hackers à volonté. Le plus efficace pour eux est encore, plutôt que de chercher dans les serveurs de fb, de pénétrer dans mon ordinateur personnel, espionner mes navigations, et tout ce que je ne mets pas sur facebook. Ensuite quand on parle d'alternatives à facebook, il faut mettre en balance leurs propres services de confidentialité face à ceux que se doit de mettre en place facebook, non pas par idéal, mais simple pour éviter de les perdre (exposer telle ou telle informations est non seulement un choix sur facebook -- rien n'oblige à mettre celle-ci ou telle autre -- mais il existe divers niveaux de confidentialité pour divers niveaux d'amis, public, etc.). Mais là n'est même pas la principale motivation de choisir facebook : simplement, un réseau social n'a intérêt que s'il regroupe le plus grand nombre de personnes. Voir les commentaires précédents pour plus de détails. Maintenant malgré tous les garde-fous, je dirais, concernant le sujet de la confidentialité en général, que l'attitude la plus efficace est sans doute, plutôt que de craindre d'exposer des failles, d'éviter d'en avoir, ou de simplement les assumer.
Concernant le reste de tes arguments, c'est pour moi de la caricature, notamment par méconnaissance. Il est facile de lire des articles alarmistes sur les CGU de facebook (comme ça a été fait plus haut) mais il faut aussi lire ces CGU, et voir l'histoire et les explications de facebook à leur sujet. Quant au service que te rends facebook par rapport à ce qu'il t'y apporte, je trouve ton affirmation caricaturale. Il y a bien sûr quelques personnes (surtout jeunes) assez immatures pour faire un concours de nombre d'amis virtuels, mais on sait bien qu'avoir plus d'une centaine d'amis est déjà beaucoup. Quand on en a 1000, c'est qu'on en a aucun. Enfin l'argument sur les "alternatives" a déjà été discuté dans les commentaire précédent : il s'agit juste d'être efficace. Si tu montes un site social gratuit de plus de 250 millions d'utilisateurs, j'irai chez toi. Mais c'est trop tard je pense, le 1er a avoir atteint la masse critique a gagné. Enfin concernant l'argument anti-"tendance", il ne me semble plus qu'éculé et n'avoir en fait aucune valeur. Le succès, l'adoption par le plus grand nombre est-il condamnable ? Je n'en fait pas une règle pour ma part, et considère cette idée comme une attitude "tendance" (élitiste) à part entière.